Le Collectif National Droits
de l’Homme Romeurope

en quelques mots

Le Collectif National Droits de l’Homme Romeurope, créé en octobre 2000, regroupe 41 associations et collectifs locaux, qui ont pour objet commun le soutien et la défense des droits des personnes originaires d’Europe de l’Est, Roms ou présumées Roms, vivant en bidonville, squat ou autres lieux de survie en France.

Le CNDH Romeurope s’attache à défendre l’accès au droit commun et l’effectivité des droits de ces personnes en France. L’association se donne aussi pour but de combattre toute forme de racisme, de discriminations ou d’incitation à la haine en raison de la nationalité ou d’une appartenance ethnique réelle ou supposée.

historique

Le CNDH Romeurope a été créé en octobre 2000, à Paris, à l’issue du colloque « Roms, Sintés, Kalés, Tsiganes en Europe. Promouvoir la santé et les droits d’une minorité en détresse », qui présentait les résultats alarmants d’une recherche-action pour la promotion de la santé menée à l’initiative de Médecins du Monde par le réseau Romeurope dans six pays de l’Union européenne dont la France.

Ces travaux concluaient aux liens essentiels entre le respect des droits fondamentaux et les graves problèmes de santé rencontrés par les populations roms. Les associations présentes à cette initiative ont décidé de fonder ce collectif pour agir de manière spécifique sur ce sujet toutes étant déjà engagées auprès des Roms vivant en France, à partir de leur champ propre de compétence, humanitaire ou de défense des droits.

de qui parle-t-on ?

Les membres du CNDH Romeurope se mobilisent avec et pour les personnes originaires d’Europe de l’Est étant en situation de grande précarité et vivant dans des bidonvilles, des squats ou d’autres lieux de survie en France. Une grande majorité d’entre elles a migré depuis la Roumanie et la Bulgarie et se désigne comme Rom. En 2016, la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (DIHAL) estime qu’elles sont entre 15 000 et 17 000 personnes à vivre dans des bidonvilles ou grands squats, ce chiffre est stable depuis le premier recensement en 2012.

 

« Tsiganes », « Roms », « Gens du voyage » et « habitants des bidonvilles » : les termes sont souvent utilisés de manière confuse. Nous tenterons de clarifier certains éléments, mais il faut garder à l’esprit que les catégories employées ne sont pas figées et les personnes ainsi regroupées ont des façons variées de s’auto-identifier. La construction des catégories faisant elle-même débat dans les sphères scientifique et politique, la question « Qui sont les Roms en France ? » ne peut avoir une réponse unique et objective. Nous livrons ici un point de vue documenté qui invite à une réflexion sur l’objectif poursuivi par l’usage de l’un ou l’autre des termes. Lire la suite…

MISSIONS

icon_Ro_09

Un observatoire du respect des droits fondamentaux, à travers des actions de veille juridique, la publication de rapports basés sur des remontées des membres présents sur le terrain et la capitalisation d’expériences mises en œuvre au niveau local.

icon_Ro_06

Une plateforme d’échanges et de mutualisation de pratiques et d’expériences pour les citoyens et acteurs associatifs. Le CNDH Romeurope organise l’échange d’information, et d’expériences locales, la mutualisation des compétences, l’élaboration d’outils sur les différentes thématiques : séjour, santé, travail, enfance et scolarisation, habitat, droits sociaux, discriminations…

icon_Ro_03

Une structure militante qui a vocation à : informer et interpeller les responsables politiques et institutionnels à l’échelle nationale et européenne sur la question du non-respect des droits des citoyens d’Europe de l’Est vivant en squats et bidonvilles ; faire connaître aux citoyens la réalité de la situation de ces personnes ; mener des luttes pour la défense de leurs droits, sans mesures spécifiques mais en application du droit commun.

GOUVERNANCE

Créé en 2000, le Collectif National Droits de l’Homme Romeurope est longtemps resté un collectif informel. En 2007, une association de gestion s’est formalisée pour la gestion administrative et financière et les décisions stratégiques concernant le Collectif étaient prises par un comité technique constitué d’associations membres.

En janvier 2015, des statuts provisoires ont été adoptés pour faire évoluer la gouvernance du Collectif National Droits de l’Homme Romeurope. Le 19 octobre 2016, de nouveaux statuts ont été adoptés après une année de travail, de discussions et de consultation des membres.

Tous les membres du CNDH Romeurope ont désormais un droit de vote à l’assemblée générale (personnes morales et personnes physiques représentant les collectifs). Le conseil d’administration est constitué de 7 représentants des membres et des 8 associations fondatrices.

Composition du conseil d’administration :

Dans le collège des membres fondateurs :

– ASAV : Laurent El Ghozi
– Fnasat-Gens du voyage : Stéphane Lévêque
– Hors la Rue : Guillaume Lardanchet
– La Cimade : Lise Faron
– Ligue des Droits de l’Homme : Malik Salemkour. Suppléante : Catherine Choquet
– Médecins du Monde : Catherine Frapard. Suppléant : Mathieu Quinette
– Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) : Marie-Geneviève Guesdon. Suppléant : Yves Loriette
– Secours Catholique : Claire Sabah

Dans le collège des membres :

– Association de soutien en Essonne aux Familles Roms et Roumaines  (ASEFRR) : Pascal Brelaud. Suppélante : Elizabeth Toullec Merten
– Collectif Romeurope de l’Agglomération nantaise : Philippe Barbo
– Collectif Romeurope du Val Maubuée : François Loret
– Les bâtisseurs de cabane : Alin Tudor
– Les Enfants du Canal : Elisa Riano. Suppléant.e :
– Rom Réussite : Liliana Hristache
– Roms Action : Serge Darmon. Suppléante : Flore Mietton

LES RAPPORTS D’ACTIVITÉ

SOUTIENS