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“Accompagner vers et dans l’emploi les habitant.e.s des bidonvilles et squats” Compte-rendu de la formation du 11 juin 2016

1 août 2016|

Compte-rendu de la journée d’échanges et de formation à destination des membres du Collectif Romeurope Ile-de-France du 11 juin 2016

« ACCOMPAGNER VERS ET DANS L’EMPLOI LES HABITANT-E-S DES BIDONVILLES ET SQUATS »

Télécharger le compte-rendu de la journée de formation sur l’insertion professionnelle

Sommaire :

I. L’accompagnement vers et dans l’emploi des personnes vivant en bidonvilles, en squats et en hôtels sociaux

– « L’accompagnement vers l’emploi des personnes vivant en bidonvilles, en squats et en hôtels sociaux » – Association ACINA – Laura Mocanu
– L’action de Rom Réussite – Liliana Hristache

II. Repérer les structures de l’insertion par l’activité économique – Chantiers Ecole Ile-de-France – Maria Gabriela SAENZ

III. Les récupérateurs – vendeurs biffinEs : de l’exercice informel des métiers de la biffe à l’inclusion professionnelle et sociale des récupérateurs et recycleurs ? – AMELIOR – Clarissa FIGUEIRA

IV. L’accès à l’emploi au prisme de l’accès à la langue

– Quelle offre de formation linguistique en Ile-de-France ? Manon et Clotilde, CNDH Romeurope
– L’accès à l’emploi pour les jeunes et à la langue – expérience du Secours Catholique dans l’Essonne – Jean-François Guérin

[Télécharger les annexes

Power Point de Chantiers Ecole Ile-de-France sur l’insertion par l’activité économique

Etude MIPES de 2012 sur les biffins, Hugues Bazin

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“Accompagner vers et dans l’emploi les habitant.e.s des bidonvilles et squats” Compte-rendu de la formation du 11 juin 2016

1 août 2016|

Compte-rendu de la journée d’échanges et de formation à destination des membres du Collectif Romeurope Ile-de-France du 11 juin 2016

« ACCOMPAGNER VERS ET DANS L’EMPLOI LES HABITANT-E-S DES BIDONVILLES ET SQUATS »

Télécharger le compte-rendu de la journée de formation sur l’insertion professionnelle

Sommaire :

I. L’accompagnement vers et dans l’emploi des personnes vivant en bidonvilles, en squats et en hôtels sociaux

– « L’accompagnement vers l’emploi des personnes vivant en bidonvilles, en squats et en hôtels sociaux » – Association ACINA – Laura Mocanu
– L’action de Rom Réussite – Liliana Hristache

II. Repérer les structures de l’insertion par l’activité économique – Chantiers Ecole Ile-de-France – Maria Gabriela SAENZ

III. Les récupérateurs – vendeurs biffinEs : de l’exercice informel des métiers de la biffe à l’inclusion professionnelle et sociale des récupérateurs et recycleurs ? – AMELIOR – Clarissa FIGUEIRA

IV. L’accès à l’emploi au prisme de l’accès à la langue

– Quelle offre de formation linguistique en Ile-de-France ? Manon et Clotilde, CNDH Romeurope
– L’accès à l’emploi pour les jeunes et à la langue – expérience du Secours Catholique dans l’Essonne – Jean-François Guérin

[Télécharger les annexes

Power Point de Chantiers Ecole Ile-de-France sur l’insertion par l’activité économique

Etude MIPES de 2012 sur les biffins, Hugues Bazin

[…]

Santé et médiation sanitaire : des outils en libre accès

25 juillet 2016|

Le Programme national de médiation sanitaire a mis en ligne différents outils d’information et de prévention sur la santé adaptés à un public roumain ne maîtrisant pas toujours le français et/ou l’écrit.

En cliquant sur ce lien, vous pouvez consulter les différents outils et en rajouter si vous en avez à partager.

Vous trouverez par exemple :
– un document traduit en français et en roumain expliquant les pièces nécessaires pour faire une demande d’aide médicale d’État,
– des documents d’information sur la tuberculose ou les hépatites
– un carnet de maternité de 60 pages bilingue franco/roumain.
[…]

Soutien à Jean-Luc Munro et son vélo : signez la pétition !

25 juillet 2016|

Courrier du comité de soutien à Jean Luc Munro et son vélo

Voici les faits
Mercredi matin 6 avril dernier, Jean-Luc Munro, conseiller municipal écologiste de la commune de Loos près de Lille, et membre du Comité Citoyen Loossois agissant auprès des Roms, a été informé d’une intervention policière sur le parking de l’ancienne prison de Loos […]

Comité de soutien à Jean-Luc Munro et son vélo – Pétition

25 juillet 2016|

Soutien pour Jean-Luc Munro et son Vélo

Voici les faits
Mercredi matin 6 avril dernier, Jean-Luc Munro, conseiller municipal écologiste de la commune de Loos près de Lille, et membre du Comité Citoyen Loossois agissant auprès des Roms, a été informé d’une intervention policière sur le parking de l’ancienne prison de Loos où habitent des familles Roms. Cette intervention avait pour objectif officiel de « resserrer » le campement pour en diminuer l’emprise.

Comme il l’avait fait lors des opérations similaires précédentes, Jean-Luc Munro s’est rendu sur place pour constater les faits, tenter de dialoguer avec les différents services concernés, apporter son témoignage et servir de médiateur.

Arrivé à vélo comme à son habitude, il s’est engagé dans la voie menant au campement sans que les premiers policiers rencontrés (deux fourgons et un motard) ne s’y opposent. Alors qu’il passait la grille clôturant le camp, deux fonctionnaires de police ont soudainement agrippé son vélo et ont fait chuter violemment Jean-Luc.

Jean-Luc a ensuite été embarqué au commissariat de police de Loos où il est resté en garde à vue de 9 heures 30 à 17 heures 30. Une convocation au tribunal de grande instance de Lille lui a été remise pour le mercredi 26 octobre à 14 heures pour « violences à agent dépositaire de l’autorité publique avec arme par destination » en l’occurrence son vélo.

Notre engagement vis-à-vis de Jean-Luc Munro
Notre comité proteste solennellement contre cette mise en cause de Jean-Luc Munro. Nous lui apportons tout notre soutien.

Ce qui est en cause à travers cette accusation absurde de « violence à agent » visant un militant dont les engagements non-violents sont connus et reconnus, c’est l’engagement des élus, des bénévoles, des militants qui agissent chaque jour au côté des plus démunis.

Nous refusons cette criminalisation des personnes qui s’engagent en vertu de valeurs démocratiques et dans des formes respectueuses du droit.

L’accusation dont est victime Jean-Luc et d’autres militant-e-s ailleurs en France qui agissent aux côtés des Roms ou des migrants met en cause notre liberté d’expression, notre liberté de critiquer les décisions et actions des autorités publiques, notre liberté de choisir la voie de la solidarité.

Nous apportons donc notre soutien moral et matériel à Jean-Luc Munro dont nous demandons la relaxe. Nous serons présents devant le TGI de Lille le mercredi 26 octobre à 14 heures.

Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, les cordiales salutations de citoyens pour qui l’engagement n’est ni une posture ni un vain mot mais une éthique fondement de notre démocratie.

Association de Soutien pour Jean-Luc Munro

>>> Signer la pétition <

Recommandations du comité DESC des Nations Unies à la France // Droit au logement

21 juillet 2016|

-* Observations finales du Comité des droits économiques, sociaux et culturels, rendues le 24 juin 2016 par le Comité des droits économiques, sociaux et culturels, ONU.
:

Le comité DESC veille au respect et à la mise en oeuvre des dispositions du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) par les Etats qui l’ont ratifié dont la France. Périodiquement, il examine la situation dans ces différents Etats, sur la base d’un rapport périodique transmis par le gouvernement quant au respect et la mise en oeuvre des dispositions du Pacte, en tenant compte également des rapports soumis par la société civile.

Début juin, le rapport de la France était examiné par les experts indépendants de ce comité. Un rapport alternatif avait été soumis par plusieurs associations, réunies au sein de la plateforme DESC. Voici ci-dessous les recommandations du comité faites à l’Etat français sur le droit au logement.

Lire les observations finales du Comité DESC en entier

A lire aussi : le fascicule des Nations Unies sur “Le droit à un logement convenable”.

– Droit au logement

35. Le Comité déplore l’insuffisance des moyens investis pour soutenir les politiques de l’État partie visant à réaliser le droit à un logement suffisant. Il demeure préoccupé par la pénurie de logements, y compris de logement sociaux, abordables et d’hébergements d’urgence, dans l’État partie, et il note avec préoccupation le nombre toujours élevé de personnes sans domicile fixe et l’apparition de nouveaux quartiers d’habitat informel qui en découlent. Il juge également préoccupant que plus de 40 pour cent des demandes d’hébergement d’urgence n’ont pas reçu de réponses et que dans 80 pour cent des cas, les solutions d’hébergement étaient d’une nuit.

36. Le Comité observe que le plan de production de logements prévu dans le plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale ne satisfait pas aux besoins en solutions pérennes de logement. Il attire l’attention de l’État partie sur les conséquences négatives du déni du droit au logement sur l’exercice d’autres droits, tels que le droit à la sécurité sociale ou le droit au travail (art. 11).

37. Attirant l’attention de l’État partie à son observation générale nº 4 (1991) sur le droit à un logement suffisant, le Comité exhorte l’État partie à:

a) Investir, sur la base d’une priorisation géographique, des ressources proportionnelles à l’ampleur de la pénurie de logement ;

b) Accorder la priorité voulue aux personnes sans domicile fixe à travers une stratégie élaborée en consultation approfondie avec les intéressés, visant l’éradication du sans-abrisme et surtout l’accompagnement des individus vers des solutions de logement pérennes, leur permettant d’exercer les autres droits visés par le Pacte ;

c) Lever certains obstacles à l’accès au logement prévus par la loi DALO comme la régularité de séjour ;

d) Réexaminer l’adéquation des procédures administratives d’accès et des critères d’éligibilité au logement social et aux aides au logement ainsi que de leur montant ;

e) Établir un calendrier et des objectifs en matière de réquisition de logements vacants ;

f) Étendre la mise en place du système d’encadrement de loyer dans les villes où cela est jugé nécessaire ; et

g) Instaurer des mécanismes de domiciliation permettant aux personnes sans domicile fixe ou sans adresse de ne pas être exclues, pour ce motif, de l’accès aux droits sociaux.

– Expulsions forcées

38. Le Comité regrette les insuffisances constatées dans la mise en œuvre de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage (dite « Besson II »), le taux de réalisation effectif des aires d’accueil demeurant inférieur aux objectifs fixés dans les schémas départementaux d’accueil des gens du voyage. Il prend acte de ce que les préfets disposent d’un pouvoir de substitution leur permettant de pallier les éventuelles insuffisances des municipalités. Le Comité est également préoccupé par le nombre de décisions d’expulsions forcées adoptées dans l’État partie, qu’il s’agisse d’expulsions locatives, d’expulsions de quartiers d’habitat informel ou encore de camps occupés par des membres de la communauté Rom ou les gens du voyage. Il observe également avec inquiétude que dans beaucoup de cas, ces expulsions ont été conduites sans solutions de relogement (art. 11).

39. Le Comité demande à l’État partie de prendre les mesures nécessaires pour réduire autant que possible le recours aux expulsions forcées en envisageant les autres solutions en concertation avec les intéressés. Le Comité exhorte également l’État partie à

a) Donner un délai de préavis suffisant et raisonnable à toutes les personnes concernées par des décisions d’expulsion et les informer systématiquement des voies de recours ;

b) Empêcher l’expulsion des personnes reconnues prioritaires par la loi DALO ;

c) Différer l’exécution des décisions d’expulsion de ménages avec des enfants scolarisés ;

d) Veiller à ce que toute expulsion soit accompagnée de solutions de relogement ou de réinstallation adaptées ; et

e) Éviter le recours à la force, ou du moins d’en limiter la nécessité lors des expulsions.

40. En outre, le Comité recommande qu’une évaluation soit faite de la circulaire interministérielle du 26 août 2012 relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites et que des ressources soient affectées à la réalisation effective des objectifs fixés dans les schémas départementaux d’accueil des gens du voyage. Le Comité réfère l’État partie à ses observations générales nº 4 (1991) sur le droit à un logement suffisant et nº 7 (1997) sur les expulsions forcées.

[…]

Slowly count to 10 before buy xenical capsules you withdraw the needle from..

Séminaire interrégional d’avocats sur la défense des droits des occupants de terrains – Documents de travail

19 juillet 2016|

Séminaire interrégional d’avocats sur la défense des droits des occupants de terrains

18 mars 2016

Ce séminaire interrégional d’avocats a été l’occasion de créer et renforcer les liens entre avocats défendant les droits des occupants de terrains, mais également de partager les connaissances et les pratiques.

Ce séminaire a permis de présenter les outils juridiques existants et d’approfondir la jurisprudence récente, française et européenne ; d’échanger sur les contentieux et stratégies en matière d’expulsion et d’évacuation de terrains, de viabilisation des lieux occupés, de destruction des biens. Sur chacune de ces thématiques, les avocats ont pu échanger leurs pratiques, et réfléchir collectivement pour renforcer les argumentaires juridiques à porter dans le cadre des contentieux afférents, en lien avec les acteurs de terrain.

Vous retrouverez ci-dessous les principaux outils juridiques sur le sujet, ainsi que les documents de réflexion qui ont émergé de ce séminaire.

Charte pour le respect des droits et la dignité des occupants de terrains et son annexe

[Jurislogement, Guide juridique, “Défendre les droits des occupants de terrains”
->http://www.jurislogement.org/files/Defendre_droits%20fichier_%20guide2014%20version%20pdf.pdf]

GISTI, Revue de jurisprudence, “Les droits des habitants de bidonvilles et squats menacés d’expulsion”

Programme de la journée de séminaire

– Le contentieux et les moyens de défense en matière d’expulsion

[Note juridique – évolutions récéntes de la jurisprudence
->http://jurislogement.org/files/Note%20%C3%A9volution%20de%20la%20jurisprudence-mars2016.pdf]

[Récapitulatif de l’action du Défenseur des Droits en faveur des occupants de terrains
->http://jurislogement.org/files/Note%20bidonvilles-DDD-s%C3%A9minaire%2018%20mars%202016.pdf]

– La contestation des arrêtés municipaux et préfectoraux d’évacuation

[Décisions de justice et arrêtés
->http://jurislogement.org/files/Atelier%202(2).pdf]

– Les contentieux en matière de viabilisation des terrains (accès aux fluides, ordures ménagères, etc.)

[Cadre juridique et décisions de justice
->http://jurislogement.org/files/Documents%20atelier%203%20viabilisation(1).pdf]

– Les pistes de contentieux autour de la destruction des biens

[Décisions de justice
->http://jurislogement.org/files/Documents%20fusionn%C3%A9spour%20ateliers%20destruction%20biens(2).pdf]

[Note juridique – le sort des biens
->http://jurislogement.org/files/NOTE%20SORT%20DES%20BIENS-Me%20Cuilliez-mars16(1).pdf]

[…]

Bidonvilles et squats menacés d’expulsion pendant l’été 2016 – Recensement non-exhaustif

19 juillet 2016|

Document mis à jour le 12 juillet 2016.

Ce recensement est issu des remontées de terrain des membres du CNDH Romeurope. Il est loin d’être exhaustif mais nous comptons déjà au moins 3200 personnes menacées d’expulsion cet été. Pour les bidonvilles et squats sur lesquels il n’y a pas de présence associative, nous n’avons pas d’informations. Dans la majorité des cas, la date exacte de l’expulsion n’est pas connue, ce qui laisse beaucoup de familles dans l’incertitude.

Télécharger la liste des expulsions prévues pour l’été 2016

– Bouches du Rhône – 13
Marseille, hangar désaffecté au 64 rue de Lyon : expulsion prévue pour fin juillet (34 adultes et 36 enfants scolarisés).

– Haute-Garonne – 31
Toulouse, Montaudran : audience le 12 juillet, expulsion dans « les toutes prochaines semaines » (276 adultes répartis sur 3 sites). Des solutions d’hébergement mentionnées dans la requête d’expulsion en référé.

– Gironde – 33
Bordeaux, 53 quai des Champs. Jugement d’expulsion rendu. Date précise de l’expulsion non connue (200 personnes).
Bordeaux, 131 rue des vivants (80 personnes).
Mérignac, avenue de l’Isère, décision encore non communiquée, expulsion très probable pendant l’été (20 personnes).
Mérignac, chemin du phare. Expulsion prévue en juillet (80 personnes).

– Loire-Atlantique – 44
Couëron, rue des Entrepreneurs. Décision rendue en février 2015, exécutoire à tout moment (20 personnes, grosses problématiques de santé).
Indre, ancien site Soferti. Jugement d’expulsion rendue le 7 juillet. Date précise de l’expulsion non connue (300 à 400 personnes).
Nantes, deux bidonvilles à Saint-Joseph de Porterie : expulsion probable pour lundi 18 juillet d’un bidonville de 120 personnes dont 40 enfants et d’un petit site dans le même quartier (25 personnes, la majorité travaille).
Rezé, squat impasse des 3 moulins. Commandement de quitter les lieux au 15 juin 2016. Expulsion encore non-exécutée, mais imminente (15 personnes, de grosses problématiques de santé).
Saint-Herblain, rue du Tisserand : un diagnostic effectué, annonciateur d’une expulsion imminente, mais pas de date connue (150 personnes, grosses problématiques de santé).
Saint-Herblain, squat rue François Mitterrand : Expulsion prononcée, date d’exécution pas encore connue (8 personnes).

– Nord – 59
Haubourdin, Chemin de Busignies : expulsion exécutoire. Le juge de l’exécution se prononcera le 18 juillet sur des éventuels délais supplémentaires (30 personnes environ dont au moins 9 enfants scolarisés).
Hellemmes, 3 squats : expulsion prévue en août. Des enfants scolarisés, un adulte en CDDI (23 personnes au total)
La Madeleine, Poterne Bd Schuman.
Lille, carrefour Pasteur : jugement d’expulsion mis en délibéré au 8 septembre (10 familles environ)
Ronchin, rond point de l’Orée du Golf : expulsable depuis le 5 juillet, commandement de quitter les lieux immédiatement reçu le 12 juillet. Beaucoup d’enfants scolarisés et des personnes avec des contrats de travail (64 personnes : 33 adultes & 31 mineurs – dont 10 enfants de moins de 3 ans):
Roubaix, squat quai de Bordeaux : menace d’expulsion (8 familles).
Wasquehal, bidonville (20 personnes dont un bébé d’un an).

– Rhône – 69
Agglomération : 200 personnes sortantes de bidonvilles en hôtel. Pas de notification de fin de prise en charge mais une menace qui plane.
Lyon, 21 route de Coubertin dans le 7ème arrondissement : menace d’expulsion (15 personnes).
Lyon, quai d’Arloing dans le 9ème arrondissement : menace d’expulsion d’un squat (3 familles). D’autres familles ont été expulsées la semaine dernière.

– Haute-Savoie – 74
Annecy, Saint-Joseph des Fins : commandement de quitter les lieux sur le champ reçu le 25 mai 2016 (31 adultes dont 17 avec emploi, 22 enfants dont 11 scolarisés et 6 en attente).

– Seine-et-Marne – 77
Champs-sur-Marne, trois bidonvilles menacés d’expulsion pendant l’été (350 personnes). Une décision rendue la semaine dernière octroyant un délai de 48h avant l’expulsion et une audience le 20 juillet pour un autre bidonville.

– Essonne – 91
Champlan : bidonville expulsable depuis un an.

– Hauts-de-Seine – 92
Nanterre, rue Edouard Colonne prévue pour lundi 18 juillet (entre 200 et 300 personnes)
Nanterre, rue de Sartrouville : fin des délais octroyés par le juge début juillet. Date précise d’expulsion non connue (entre 200 et 300 personnes).

– Seine-Saint-Denis – 93
Montreuil, boulevard Boissière : menace d’un arrêté municipal exécutoire depuis plusieurs mois. Pas de mise en œuvre du concours de la force publique pour le moment.
Pierrefitte : squats menacés d’expulsion.
St-Denis, avenue du Président Wilson : expulsion prévue en juillet (environ 300 personnes dont un nourrisson d’une semaine et de nombreux enfants).
St-Denis, boulevard de Strasbourg : expulsion prévue fin août-septembre sans aucune solution de relogement ni de soins prévue. Des cas de tuberculose ont été diagnostiqués (150 personnes).
St-Ouen, rue Ardoin : expulsion possible à partir du 14 octobre (400 personnes dont des situations sanitaires graves).

– Val de Marne – 94
Ivry-sur-Seine, rue Vilars : expulsable au 30 août (30 personnes).
Rungis, route du marché : expulsable dès à présent (250 personnes).
Vitry : expulsion probable pendant l’été (100 à 150 personnes)

– Val d’Oise – 95
Argenteuil, squat de la rue du Perouzet : fin des délais. Date d’expulsion non connue (20 personnes).

[…]

Recensement des évacuations forcées des lieux de vie occupés par des Roms (ou personnes désignées comme telles) en France – 2ème trimestre 2016 – (LDH, ERRC)

19 juillet 2016|

Recensement des évacuations forcées de lieux de vie occupés par des Roms (ou des personnes désignées comme telles) en France durant le 2e trimestre 2016

Télécharger le recensement détaillé.

DES CHIFFRES EN TROMPE-L’ŒIL QUI NOUS FONT CRAINDRE LE PIRE POUR LA PÉRIODE ESTIVALE

Le nombre des expulsions durant le deuxième trimestre 2016 semblerait indiquer une pause par rapport à un niveau très élevé observé au premier trimestre. Cependant ce nombre plus faible cache le fait que de nombreuses expulsions ont simplement été retardées ou postposées pour se faire pendant la période estivale. Plusieurs endroits sont déjà ciblés par les autorités pour être évacués de force prochainement. Ceci est vrai dans le Nord, à Marseille et en Ile-de-France.

Durant le deuxième trimestre 2016, 932 personnes ont été expulsées de force par les autorités de 12 lieux de vie. 50 personnes ont dû quitter un lieu de vie faisant suite à une inondation.

Nous continuons à observer un niveau élevé des expulsions fondées sur un arrêté de péril ou d’insalubrité de l’autorité communale. En effet, il y eut 8 évacuations forcées faisant suite à une assignation devant les tribunaux par les propriétaires des terrains ou des squats et 4 faisant suite à un arrêté d’insalubrité ou de péril pris par la mairie ou le préfet. Sur les 12 évacuations effectuées par les autorités, des solutions d’hébergement temporaires n’ont été proposées que 4 fois. À la suite des 8 autres évacuations, les familles ont été tout simplement mises à la rue par les forces de l’ordre. Durant l’évacuation faisant suite à une inondation, il n’y a pas eu de solution d’hébergement d’urgence mise en place. En fait, la famille s’est vue refuser l’accès au gymnase ouvert pour les réfugiés des inondations.

Depuis le début de l’année, la région Ile-de-France concentre 71 % des personnes expulsées, suivie par la région Auvergne-Rhône-Alpes avec 15 %, les Pays de la Loire avec 7 % et les Hauts-de-France avec 4 %.

L’analyse des terrains selon le type de propriétaire montre que 10 terrains évacués de force sont publics, et un seul de ces terrains publics fait l’objet d’un projet justifiant cette évacuation.

Nous considérons que la circulaire du 26 août 2012 n’est pas appliquée.

Nous nous joignons à l’appel lancé par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme, l’Agence européenne des droits fondamentaux, le Conseil de l’Europe et d’autres, dénonçant le coût humain des expulsions et appelant aux respects des droits des Roms : « Les expulsions ont des répercussions à long terme extrêmement négatives sur la situation des personnes concernées et peuvent constituer une violation de leurs droits de l’Homme si elles ne sont pas accompagnées des garanties nécessaires rappelées dans la présente déclaration. »[1]

[1] Déclaration conjointe de l’OPRE sur les expulsions des Roms et des Gens du voyage en Europe, OPRE 29 juin 2016.
[…]

Expulsion d’un bidonville à St-Denis : la France s’assied sur les injonctions de la Cour Européenne des Droits de l’Homme – Communiqué 7 juillet 2016

7 juillet 2016|

Expulsion d’un bidonville à St-Denis : la France s’assied sur les injonctions de la Cour Européenne des Droits de l’Homme

Paris, le 7 juillet 2016

Hier, la France est encore une fois passée outre l’autorité de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). Des dizaines de familles ont été mises à la rue dans le cadre […]