PAROLE DE ROMS – Les Magazines

« Parole de Roms » porte la voix de ceux qu’on n’entend jamais.
Le site de “Parole de Roms” est un espace d’écoute et d’expression libres. Chaque mois, y sont rapportés dans le magazine, les avis et interrogations d’hommes et de femmes de culture rom sur des événements de leur vie courante ou sur des sujets d’actualité et de société qui les concernent. En plus de ces interviews, un reportage sur des initiatives et actions menées ensemble par des Français et des Roms y est présenté.
“Nous croyons que la rencontre et une meilleure connaissance de l’autre — de ses difficultés et de ses atouts, de ses différences et de notre commune humanité— sont des antidotes à la méfiance, à la peur, aux discriminations.”

Site web : www.parolederoms.fr

MAGAZINE n°20
Les interviews : côté interviews, nous avons embarqué pour Denain, avec caméra et micros. Les familles roms qui vivent dans cette ville en souffrance économique ont récemment fait l’objet de stigmatisations et de mesures coercitives. Nous avons recueilli le point de vue de plusieurs personnes concernées.

Je suis tzigane et je le reste

Auteur : Anina Ciuciu
Edition : City Editions
Année : 2013

Je m’appelle Anina, j’ai 22 ans et je suis Rom. J’ai connu la misère, les insultes, les camps sordides. En France, je n’ai pas toujours mangé à ma faim, j’ai dû faire la manche dans la rue pour survivre. J’en suis humiliée à jamais. Mais je voudrais aussi vous raconter mon autre histoire. J’ai appris le français avant d’obtenir mon bac et j’étudie à la Sorbonne pour devenir magistrat. Quand on a surmonté ce que j’ai connu, c’est que l’on a la rage de réussir… Je n’ai jamais oublié d’où je viens et, à travers mon histoire, je veux faire comprendre qui nous sommes vraiment. Bien sûr il y a des problèmes, mais les Roms ne sont pas seulement des “voleurs de poules”. C’est une communauté qui a une culture et une histoire fortes. Il ne faut pas en avoir peur, mais nous donner une chance. Comme celle que j’ai eue en France.

MAGAZINE n°19
Le Romanès, le français et quelques langues de plus…
Notre séquence interviews est consacrée à la pratique des langues. Une gymnastique tout en souplesse : de parole en parole, du romanès (la langue tsigane) au français en passant par quelques autres idiomes, entre réalisme et plaisir.

Avava Ovava

Auteurs : Anina Ciuciu, Pierre Chopinaud, Lise Foisneau, Valentain Merlin, Saimir Mile

Editions al dante
Année : 2014

Eté 2013. Un groupe de jeunes gens de France, Rroms, Manouches, et Gadjés mutants, partent de Paris, dans un bus transformé qui, cible de sortilèges (Armaya), n’arrivera pas en l’état vers sa destination impossible. Parvenus, après pertes, détours et abandons, à l’endroit, Cracovie, sud de la Pologne, ils retrouvent une foule de garçons et filles d’Europe rassemblées, autour de la nuit du 2 Août : la liquidation du camp des familles tziganes de Birkenau. […] C’est sur la route du retour, périlleuse et pressée, à travers l’espace et le temps éclatés de l’Europe, qu’a surgi, à l’esprit de ces voyageurs neufs l’idée de ces récits, réflexions, images, rassemblés ici comme pour indiquer la destination de leur voyage paradoxal (Un cahier de photographies, prises par les auteur-e-s et leurs ami-e-s, racontent en image ce voyage à Birkenau…)

Souvenirs d’un futur radieux

Réalisateur : José Vieira

Production : Zeugma Films
Année : 2015

Souvenirs d’un futur radieux est l’histoire croisée de deux bidonvilles qui se sont construits, à 40 ans d’intervalle, sur un même territoire, hors la ville. A Massy, dans la banlieue sud de Paris, nous habitions un bidonville par temps de croissance, de plein emploi et d’avenir prometteur. C’étaient les années 60. Ils vivent dans un taudis dans un climat de crise, de chômage et d’exclusion. Nous sommes au début des années 2000. Ils viennent de villages où il n’y a pas de travail, où ils n’ont pas de terre. Ils fuient une de ces démocraties libérales où les plus démunis n’ont aucun droit. Nous avions fui une dictature où les grands propriétaires terriens étaient de véritables seigneurs féodaux. Là-bas, d’où nous venions, des gens travaillaient du matin au soir pour un bol de soupe et un bout de pain. Nous venions du Portugal, ils viennent de Roumanie.meilleure.

« Saint-Denis : mise à la rue glaciale et silencieuse des familles de l’avenue Stalingrad » Témoignage d’Aude Jolivel, enseignante, 5 janvier 2017

http://www.aset93.com/single-post/2017/01/08/Saint-Denis-mise-%C3%A0-la-rue-glaciale-et-silencieuse-des-familles-de-lAvenue-Stalingrad-1

Films documentaires

Enfance invisible

Immersion dans des bidonvilles Rroms d’Ile de France
Film produit et réalisé par l’Atelier des films pluriels : Lily et Jean-Pierre Franey
avec le concours de l’association Intermèdes Robinson : Laurent Ott
et de la compagnie Kesaj Tchavé : Ivan Akimov
Septembre 2016

Rien ne résiste à Romica

Auteur : Valérie Rodrigue
Editions : Plein Jour

Alors que  Romica faisait la manche au même endroit depuis quatre ans, Valérie Rodrigue a remarqué sa présence (car quelquefois, il faut un élément déclencheur pour «voir» que ce que l’on voit sans y prêter attention). La poussette avec l’enfant, les sacs en plastique (« C’est bien le signe d’une vie à la rue, les sacs en plastique») et ce besoin pour la journaliste d’aider cette jeune femme Rom enceinte.
Une histoire d’amitié qui nait…
Valérie Rodrigue va devoir gagner la confiance de Romica, comprendre les règles des Roms (qui parfois freinent Romica), leur culture et leurs valeurs, tordre le cou aux préjugés que ce soit du côté des Roms ou de ses amies. Elle découvre la complexité, les aberrations de l’administration. Et des barrages, il y en a beaucoup mais ensemble, elles vont les lever : de l’Aide médicale d’état à la scolarisation des enfants, de l’obtention d’une formation à un emploi.

Tsiganes, la vie de bohème ?
Exposition au Musée Dauphinois à Grenoble du 24 octobre 2015 au 23 janvier 2016

Qui sont les Tsiganes ? Appelés Roms aujourd’hui, ils sont dénommés Sarrazins ou Égyptiens à leur arrivée en Europe au XVe siècle et plus tard Bohémiens puis Romanichels… Dans les années 1960, l’administration française les classe « gens du voyage »… malgré une forte tendance à la sédentarisation ! Eux-mêmes se nomment autrement… Une exposition qui revient sur la complexe et tortueuse histoire de ceux qu’on a appelé les Tsiganes.

MAGAZINE n°20
Le reportage : l’alphabétisation ! Il parle d’apprentissages. De plus en plus de migrants souhaitent suivre des cours d’alphabétisation. Et des bénévoles s’outillent pour répondre au mieux à cette demande. Notre reportage est consacré à une initiative du Collectif solidarité Roms de Lille-Métropole

Le vocabulaire officiel d’aujourd’hui parle à Calais du « Camp de la Lande », sans clairement donner le chiffre de sa population estimée de réfugiés. Quant aux « campements illicites » dissimulés dans les replis de la France, ils ne seraient pas loin de 500, abritant peut-être 20 000 migrants. C’est seulement en 1964 que le vocabulaire législatif a intégré le mot « bidonville ». Mais son premier usage est situé à Casablanca dès les années 1920 : le bidonville, c’est l’habitat fragile qui s’aménage tant bien que mal à partir des débris de la ville. Fort répandu en Afrique du Nord, il deviendra, de ce côté-ci de la Méditerranée, le lot des quelque 10 000 algériens, longtemps entassés à Nanterre.
Des bidonvilles d’hier à ceux d’aujourd’hui, retrouvez une émission qui revient sur le traitement de cet habitat qui pose encore aujourd’hui la question de la capacité de notre société à permettre une vie digne à chacun et chacune.

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Le reportage : le voyage chez les gens du voyage
C’est un magazine de rentrée mais il y flotte encore un air d’évasion, d’escapade, d’été, de vacances. Pour notre reportage, nous avons accompagné des Lillois —qu’on appelle gens du voyage, ou gitans, ou manouches— dans une excursion à Paris. C’était bien gai.

Voyage à Auschwitz

Auteurs : Nikolaï Angelov, Mathieu De Muizon
Editions : A dos d’âne
Année : 2015

En 2014, à l’initiative de l’Union européenne, Nikolaï Angelov, Rom émigré de Bulgarie, part avec mille Roms à Auschwitz à l’occasion des soixante-dix ans de la libération des camps de concentration. Il nous livre ici le récit de cette expérience bouleversante. Face à la Shoah, à l’extermination des Juifs, des Tziganes, et de tous ceux que les nazis ont persécutés. Nikolaï, au-delà de l’horreur, retrouve la fierté d’être un homme, un Rom. Il s’interroge sur la condition des Roms aujourd’hui en Europe. Un dossier documentaire permet d’éclairer cette histoire contemporaine qui reste une blessure ouverte au cœur de l’Europe.

Films documentaires

Le bateau en carton

Réalisateur : José Vieira
Production : Zeugma Films
Année : 2010

C’est en passant sur l’autoroute que j’ai découvert cet étrange camp de réfugiés peuplés de Roms de Roumanie. Un bidonville au milieu des arbres, coincé au milieu des voies de l’autoroute A10. Un instant, j’ai cru voir un flash back. Mais ce n’était que l’actualité d’une histoire qui n’en finit pas, celle de gens obligés de tout quitter pour conjurer la pauvreté. Je voulais comprendre quel était cet exode, d’où venaient les gens qui habitaient là, qui étaient ces « Etranges étrangers » comme l’étaient jadis les Portugais et les Algériens dans les taudis autour de Paris. En les filmant, je voulais les rendre familiers pour détruire les préjugés que nous avons à leur égard et raconter un peu de leur histoire d’immigrés à la recherche d’une vie meilleure.

Court métrage d’animation Les « clacs-des-doigts » un regard sur les Roms Poitevin

Auteur : la Cimade Centre Ouest et le Studio Grenouille

http://www.lacimade.org/activite/films-les-clacs-des-doigts-un-regard-sur-les-roms-poitevins/

Interview de Florina, Adrian et Manon à TV Debout à Paris, mars 2016

http://www.25ansbidonvilles.org/2016/04/25/presse/tvdebout-53mars-la-campagne-en-question-a-la-nuit-debout

Refus de scolarisation à Pierrefitte : les mères de famille prennent la parole dans une lettre au maire après 92 jours de refus. 1er décembre 2016

http://www.aset93.com/single-post/2017/01/08/Refus-de-scolarisation-%C3%A0-Pierrefitte-les-m%C3%A8res-de-famille-prennent-la-parole