Communiqués Romeurope

Communiqué de presse - Paris, le 19 avril 2015

Surenchère de plusieurs maires dans le racisme et le rejet anti-Rom !

Le Collectif National Droits de l’Homme Romeurope condamne sévèrement l’attitude du maire de Cogolin (Var) qui, dans une vidéo publiée sur son compte Facebook, se vante d’avoir mis à la rue plusieurs dizaines d’adultes et d’enfants de nationalité roumaine, qu’il désigne comme « Roms », vivant dans des conditions d’extrême précarité dans sa commune. Ses propos racistes et la satisfaction qu’il semble éprouver à aggraver la situation de précarité de ces personnes nous choquent et témoignent d’un traitement d’une violence inacceptable.

Les actes et propos haineux proférés par certains maires envers les habitants des squats et des bidonvilles originaires d’Europe de l’Est sont nombreux, et dépassent les frontières du Var. Ces maires insistent sur l’appartenance ethnique, réelle ou supposée, de ces personnes à la « communauté rom » dans le seul but d’alimenter et de renforcer des préjugés et une forte stigmatisation à leur égard. Cette mise en scène du rejet assumé de personnes en extrême précarité rejoint le florilège de propos et actes stigmatisants de la part d’élus locaux.

Ainsi après avoir lancé une pétition pour expulser les habitants du bidonville installé dans sa commune, le Maire de Wissous (Essonne) s’est lui aussi vanté récemment de sa détermination et sa rapidité pour les expulser de sa ville. Ces personnes, victimes d’une situation de mal-logement extrême qu’elles n’ont pas choisi, sont seulement vues comme des troubles à la tranquillité. Faire payer aux personnes expulsées et à leurs soutiens associatifs la facture de l’évacuation des déchets suite à l’expulsion est l’objectif cynique du maire. Rappelons ici qu’il revient aux collectivités territoriales d’organiser le ramassage de déchet et l’accès à l’eau et aux sanitaires sur les bidonvilles.

Dans un édito à destination des habitants du 6ème arrondissement de Paris, le maire Jean-Pierre LECOQ regrette quant à lui l’abandon « du délit de vagabondage » et affirme que « la plupart des Roms appartiennent à des réseaux mafieux ».
Il y a deux jours, le maire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) a pris un arrêté municipal anti-stationnement pour éviter que des Roumains sans-abri vivant dans des voitures continuent de se garer dans les rues de sa ville. Encore une fois, la priorité a été de mettre à distance ces personnes indésirables sans élaborer aucune solution alternative pour ces adultes et ces enfants vivant à la rue.

Nous ne pouvons accepter ces paroles et actes d’élus qui enfoncent les habitants des squats et des bidonvilles – Roms ou non – dans une précarité et une stigmatisation toujours plus grande. Ils visent aussi à légitimer tous les actes discriminatoires à leur égard en occultant le fait que ces personnes, qu’elles soient à la rue, en bidonvilles ou en squats, Roms ou non, ont des droits fondamentaux qui se doivent d’être respectés.

Nous appelons le gouvernement à condamner fermement les propos anti-Roms et à les combattre efficacement, tout particulièrement lorsqu’ils sont tenus par des personnes publiques.

Contact presse :

Manon Fillonneau – 06 68 43 15 15 – manon.fillonneau@romeurope.org
Facebook : https://www.facebook.com/CNDHRomeurope
Twitter : @CNDH_Romeurope

Lire le communiqué de presse


 

Communiqué de presse – 8 avril 2016

A l’occasion de la 45ème journée internationale des Roms, nous tenons à exprimer notre profonde indignation quant aux politiques menées en France à leur encontre, tant aux niveaux national que local. Les récentes expulsions survenues en pleine période hivernale, mettant à la rue des milliers d’habitants de bidonvilles et de squats, dont de très nombreux Roms, ne sont que des illustrations tragiques des nombreuses violations de leurs droits et des discriminations qu’ils subissent. Les enfants en sont les premières victimes. Il y a urgence à penser une autre politique, humaniste, respectueuse, émancipatrice, qui permette aux Roms désireux de s’installer en France, notamment pour fuir la misère et le racisme d’ailleurs, de sortir de la précarité, et d’accéder à la santé, à l’éducation, à l’emploi et au logement.

A ce communiqué est jointe une lettre ouverte adressée ce jour par notre Collectif au Ministre de l’Intérieur, pour l’alerter sur la situation particulièrement préoccupante résultant des orientations ainsi que des carences de son action. Nous y soulignons que le courrier qu’il a adressé le 12 février 2016 au Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, en réponse à l’interpellation écrite de ce dernier le 26 janvier 2016 sur les atteintes aux droits des Roms et sur le « climat d’antitsiganisme » régnant en France, ne rend compte ni de la réalité de la situation ni des conséquences désastreuses de la politique de la France.

Collectif du Tribunal d’opinion sur les violations des droits des enfants roms
ASEFRR, Collectif pour le droit des enfants roms à l’éducation (CDERE), Collectif National Droits de l’Homme Romeurope, Gisti, DEI-France (Défense des Enfants International), FERC-CGT, Hors la rue, Intermèdes Robinson, RESF, FSU, SNUIPP – FSU, SNPES-PJJ – FSU, SUD éducation, Syndicat de la Magistrature, UJFP, ASET93, JDJ-RAJS, Collectif Rom Paris

Contacts presse, pour le Collectif :

Patrick HENRIOT, Syndicat de la Magistrature
06 98 87 74 78

Manon FILLONNEAU, Collectif National Droits de l’Homme Romeurope
manon.fillonneau@romeurope.org
06 68 43 15 15

Lire la lettre ouverte du Collectif du Tribunal d’opinion sur les violations des droits des enfants roms à M. Bernard CAZENEUVE, Ministre de l’intérieur.

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Paris, le 5 avril 2016

STRATEGIE REGIONALE POUR LES HABITANTS DES SQUATS ET BIDONVILLES EN ILE-DE-FRANCE : L’ETAT PEUT MIEUX FAIRE !

Le 5 avril 2016, le Collectif Romeurope Ile-de-France* a envoyé au Préfet de région Jean-François Carenco et à la presse ses observations au sujet de la « Proposition de stratégie régionale pour les campements illicites en Ile-de-France ».

Le Collectif Romeurope Ile-de-France salue l’initiative du Préfet de région attendue depuis longtemps par les associations et certaines collectivités.

Il nous faut néanmoins souligner que cette stratégie n’apporte aucun élément contraignant ni pour l’Etat, ni pour les collectivités. Elle est dépourvue d’objectifs quantifiés, de temporalités et de moyens adaptés et chiffrés. Ce texte laisse présager une application très inégale sur les territoires, selon la « bonne volonté » des préfets et des collectivités. Par ailleurs, affirmer que la problématique est « une situation très complexe à gérer » et un « défi pour la cohésion sociale » pose les bases d’une approche stigmatisante dont les habitants des squats et des bidonvilles pâtissent déjà fortement.

Si l’intégration dans le droit commun des habitants des bidonvilles est une politique ambitieuse, elle est plus que réalisable si une politique régionale et nationale avec l’implication de tous les acteurs -institutionnels, élus, associatifs, habitants des squats et bidonvilles - est réellement mise en place. Son socle doit être l’acceptation de l’existence des bidonvilles en France, qui ne sont que le symptôme d’un mal logement. Les solutions doivent être variées, adaptées à chaque situation individuelle.

Nous déplorons que la proposition de stratégie régionale conditionne à de multiples reprises l’accès au droit commun des habitants des bidonvilles et des squats à la démonstration d’une « volonté d’intégration », même lorsqu’il s’agit de droits inconditionnels. La participation des habitants des bidonvilles et des squats, premiers concernés, n’a d’ailleurs pas de place dans la stratégie régionale proposée. Quant aux associations, elles sont le plus souvent présentées comme opératrices ou substituts à l’inaction publique.

Le Collectif Romeurope Ile-de-France exprime ses plus grandes réserves quant à l’utilisation d’un opérateur unique, la Plateforme d’Accueil d’information d’orientation et de suivi (opérée par Adoma) dont les méthodes sélectives et les résultats ont été jusqu’à présent peu probants.

Nous serons extrêmement vigilants pour veiller à ce que ces observations, élaborées collectivement et détaillés ci-dessous, soient bien prises en compte dans la version finale de la stratégie régionale, qui sera présentée le 13 avril à la Préfecture de région. Nous attendons un signal plus fort de l’Etat afin qu’il s’engage concrètement dans la résorption des bidonvilles en Ile-de-France en démontrant une volonté alliant des moyens et des ressources tant humaines que financières et en mobilisant systématiquement les outils du droit commun.

CONTACT :
Manon Fillonneau, Collectif National Droits de l’Homme Romeurope : manon.fillonneau@romeurope.org // 06 68 43 15 15

* Le Collectif Romeurope Ile-de-France est composé de de 25 associations et collectifs œuvrant pour le respect des droits et l’accès au droit commun des habitants des squats et des bidonvilles originaires d’Europe de l’Est.

Téléchargez la contribution du Collectif Romeurope Ile-de-France à la proposition de stratégie régionale de la Préfecture de région.

Téléchargez la "Proposition de stratégie régionale pour les campements illicites en Ile-de-France" de la Préfecture de région Ile-de-France


 

Paris, le 20 juillet 2015
Communiqué de presse Romeurope
Un grand nombre de bidonvilles est expulsé sans solution d’hébergement ou de relogement pour les personnes, dans l’indifférence estivale.
Une situation dramatique qui vient de frapper de plein fouet 450 personnes à Nantes, 180 personnes à Marseille dont la moitié sont des enfants, 500 personnes à Chelles, 150 personnes à Ris-Orangis, 100 personnes à Ivry-sur-Seine, 50 personnes à Aubervilliers, Bordeaux, le Havre et Logne…
Une situation dramatique qui pèse également aujourd’hui sur plus de 400 personnes à Grenoble dont 160 enfants, comme vient de le dénoncer le maire de Grenoble dans une lettre ouverte au Président de la République, mais aussi 240 personnes dont 100 enfants à La Courneuve, 300 personnes à Saint-Denis, 200 personnes à Bordeaux, à Nantes…

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Deux enfants de 4 et 5 ans ont perdu la vie dans deux incendies de bidonvilles cette semaine : à Carrières-sous-Poissy dimanche et à Lille lundi. Dans les deux cas, l’origine de l’incendie n’est pas encore connue. Ces deux tragédies sont loin d’être isolées. Depuis 2013, au moins six autres personnes (dont trois enfants) sont mortes brûlées dans l’incendie de leur squat ou bidonville. En 2013, ce sont 15 enfants de moins de 15 ans vivant à la rue qui sont décédées du fait de leurs conditions de vie.
Face à ces tragédies, nous sommes en droit de nous interroger sur la responsabilité des autorités, et notamment du maire de sécuriser les lieux de vie dangereux dans le cadre de ses obligations en matière de sûreté et de prévention des incendies sur sa commune. L’accès à l’eau potable – afin d’améliorer les conditions de vie des habitants et de réduire les risques d’incendies destructeurs -apparaît comme une évidence. L’accès à l’électricité et au ramassage des ordures doit aussi être assuré pour tous les habitants des bidonvilles. Ces droits sont reconnus tant par le droit français que le droit international.
Un rapport de l’UNICEF sur la situation des enfants en France publié mardi 9 juin affirme que l’accès aux droits fondamentaux des enfants et adolescents des bidonvilles « est loin d’être assuré ». lire la suite


 

Communiqué de presse de la Cimade et de Romeurope - 6 novembre 2014

Alors que l’adoption de la loi sur le terrorisme fait grand bruit, le gouvernement a discrètement su y glisser une nouvelle mesure sans aucun lien avec l’objet de la loi. Elle reflète une approche toujours plus sécuritaire des politiques migratoires. L’amendement, déposé à la dernière minute devant le Sénat, n’a même pas été présenté à l’Assemblée et n’a fait l’objet d’aucun débat. L’interdiction administrative du territoire (IAT) permet pourtant au ministre de l’intérieur d’interdire l’entrée en France à toute personne étrangère qui réside hors de nos frontières. L’exposé des motifs présenté par Bernard Cazeneuve justifie cette interdiction comme un outil de lutte contre le terrorisme et, curieusement, souligne exclusivement la nécessité d’interdire l’entrée à certains citoyens européens « liés à des mouvances radicales voire terroristes ». Mais à la lecture du texte de loi, toutes les personnes étrangères sont concernées, européennes ou non. Les garanties de procédures sont très fragiles et le mot « terrorisme » n’est même pas cité : il n’est question que de comportement susceptible de troubler gravement l’ordre ou la sécurité public. lire la suite


 
 

Paris, le 17 septembre 2013
Le CNDH Romeurope condamne avec force les déclarations meurtrières du Maire de Croix dans le Nord, qui sont non seulement irresponsables, mais contraires à la loi. Le Collectif apportera son soutien aux associations anti-racistes qui porteraient plainte contre ces propos.
Le CNDH Romeurope rappelle qu’il a publié récemment une brochure pour lutter contre les idées reçues à l’égard des migrants Roms en situation précaire, à disposition de l’ensemble des citoyens, des candidats aux élections municipales et responsables politiques afin de savoir de qui on parle et lutter ainsi contre les discriminations. Il s’agit d’un outil pédagogique, particulièrement utile dans des périodes où certains représentants politiques visent une population, en raison d’une origine ethnique réelle ou supposée, en exprimant des propos racistes et incitant à un déchainement de violences à leur encontre. Cibler des boucs émissaires se révèle être une stratégie électoraliste à courte vue et contraire aux valeurs de la République. C’est un comportement irresponsable qui menace la cohésion sociale dans notre pays. Nos élus doivent donner l’exemple !
Nous sommes et serons particulièrement vigilants durant cette période aux propos d’élus ou de candidats qui font et feront le choix d’un discours de haine. Nous attendons du Gouvernement depuis longtemps une parole forte, et des responsables des partis politiques qu’ils assument une même ligne républicaine en sanctionnant ces propos publiquement.
Contact presse : 06 35 52 85 46


 

le 11 février 2013
Monsieur le Premier Ministre,
Selon le préambule de la Constitution de 1946 « La nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public, gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’Etat ».
Malgré la clarté de ce principe à valeur constitutionnelle, nous continuons de constater des refus de scolarisation opposés à des enfants d’origine rom, sous des prétextes divers : manque de pièces au dossier d’inscription, preuve insuffisante de leur résidence sur la commune concernée, ou encore en invoquant des raisons financières (la scolarisation de ces enfants constituerait une charge trop lourde pour la commune). Dans les quelques cas où l’inscription à l’école a finalement été obtenue, c’est toujours à l’issue d’un long parcours du combattant juridique et militant : interpellations des autorités, recours auprès des administrations compétentes (DASEN, Préfecture), saisine du Défenseur des droits…. Cela a été le cas à Champs-sur-Marne et c’est encore le cas actuellement pour la scolarisation de sept enfants roms de Noisy-le-Grand...... lire la suite .


 

L’ensemble des associations et collectifs membres du CNDH Romeurope s’est réuni à Marseille les 17 et 18 novembre 2012. Lors de cette rencontre, le tour d’horizon des situations locales a révélé une disparité de traitements entre les différentes régions et départements dans le volet préventif de la circulaire du 26 août 2012. Il a également mis en avant l’absence de politique globale et de pilotage national à destination de ces migrants en situation de très grande précarité, pour une grande majorité, mais non exclusivement, des ressortissants communautaires.

Leur situation demeure difficile et précaire : le nombre d’évacuations des lieux de vie s’est accentué ces derniers mois dans certaines régions. Les harcèlements policiers sont toujours plus nombreux, parfois violents qui entraînent l’errance de nombreuses familles fragilisées. De plus, des actes et manifestations racistes se multiplient sur le territoire. Cet acharnement contre ces populations est inacceptable. lire la suite


 

L’ensemble des associations et collectifs membres du CNDH Romeurope s’est réuni à Marseille les 17 et 18 novembre 2012. Lors de cette rencontre, le tour d’horizon des situations locales a révélé une disparité de traitements entre les différentes régions et départements dans le volet préventif de la circulaire du 26 août 2012. Il a également mis en avant l’absence de politique globale et de pilotage national à destination de ces migrants en situation de très grande précarité, pour une grande majorité, mais non exclusivement, des ressortissants communautaires.

Leur situation demeure difficile et précaire : le nombre d’évacuations des lieux de vie s’est accentué ces derniers mois dans certaines régions. Les harcèlements policiers sont toujours plus nombreux, parfois violents qui entraînent l’errance de nombreuses familles fragilisées. De plus, des actes et manifestations racistes se multiplient sur le territoire. Cet acharnement contre ces populations est inacceptable. lire la suite


 

Cet été s’étant inscrit dans la continuité des inefficaces politiques répressives connues ces dernières années, le Collectif Romeurope est satisfait d’avoir été reçu par le Premier Ministre comme il l’avait demandé depuis plusieurs mois. En effet, la situation des Roms migrants ne doit et ne peut être traitée par le seul Ministère de l’Intérieur, elle nécessite une gestion interministérielle propre à apporter une réponse globale aux situations de grande précarité vécues par des citoyens européens.
Cette réunion a été l’occasion de réaffirmer les positions du Collectif :

- la stabilisation de ces populations pour permettre un accompagnement social
individualisé,

- la levée totale des mesures transitoires qui restreignent de manière discriminatoire l’accès à l’emploi et à la formation professionnelle des ressortissants européens roumains et bulgares,

- à l’approche de la rentrée, la scolarisation de tous les enfants qui en sont aujourd’hui encore privés.

Si Romeurope relève positivement le changement de discours et la volonté d’un traitement individuel et territorialisé des solutions, il réaffirme avec force la nécessité d’arrêter les évacuations sans solution de relogement car elles ne font qu’aggraver ces situations de précarité. lire la suite


 

Communiqué de presse ROMEUROPE FNARS

Deux ans après le discours de Grenoble : A quand le changement ?
« Je souhaite que, lorsqu’un campement insalubre est démantelé, des solutions alternatives soient proposées. On ne peut pas continuer à accepter que des familles soient chassées d’un endroit sans solution. Cela les conduit à s’installer ailleurs, dans des conditions qui ne sont pas meilleures. »

C’est en ces termes que le Président de la République, François Hollande, alors candidat à l’élection présidentielle, s’était exprimé le 27 mars 2012 lorsque Romeurope l’avait interpellé sur la situation des Roms en France. Cependant, Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, annonce la poursuite du « démantèlement de campements », tout en reconnaissant que ce n’est pas une réponse satisfaisante. Les engagements de François Hollande avaient fondé de grands espoirs au sein de l’ensemble des associations et des intéressés eux-mêmes qui attendaient un vrai changement de politique.

Partout en France les évacuationsdes lieux de vie se poursuivent, comme à Aix en Provence, à Saint Etienne, à la Tronche… sans solutions alternatives lire la suite


 

La situation des Roms roumains et bulgares en France demeure extrêmement préoccupante : évacuations à répétition des lieux de vie, expulsions du territoire, entraves dans l’accès au droit commun (scolarisation, santé, protection sociale…), difficulté voire impossibilité effective d’accéder à l’emploi salarié, stigmatisation. Le Collectif National Droits de l’Homme Romeurope a saisi le Premier Ministre, Jean Marc Ayrault sur la situation inchangée des Roms migrants présents en France.

Communiqué de presse


 
 

 
 
>>> DEMENTI - Publié le 7 août 2010

Le Collectif National Droits de l’Homme Romeurope dément formellement avoir été reçu par le secrétaire d’état aux affaires européennes et manifeste son profond désaccord avec les positions exprimées à plusieurs reprises par monsieur Pierre Lellouche en ce qui concerne les Roms d’Europe de l’est qui ne permettent pas d’envisager le moindre rapprochement.
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Communiqué de presse du 22 juillet 2010 suite aux déclarations de Monsieur le Président de la République après les évènements dramatiques survenus à Saint Aignan (Loir et Cher)
De nombreuses associations ont également publié un communiqué de presse suite aux propos de Monsieur le Président de la République
FNASAT,
LDH,
MRAP,
AMNESTY INTERNATIONAL,
LICRA,
FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE


 
 
 
 
 
 
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