Communiqués Membres et Partenaires

Soutien pour Jean-Luc Munro et son Vélo

Voici les faits
Mercredi matin 6 avril dernier, Jean-Luc Munro, conseiller municipal écologiste de la commune de Loos près de Lille, et membre du Comité Citoyen Loossois agissant auprès des Roms, a été informé d’une intervention policière sur le parking de l’ancienne prison de Loos où habitent des familles Roms. Cette intervention avait pour objectif officiel de « resserrer » le campement pour en diminuer l’emprise.

Comme il l’avait fait lors des opérations similaires précédentes, Jean-Luc Munro s’est rendu sur place pour constater les faits, tenter de dialoguer avec les différents services concernés, apporter son témoignage et servir de médiateur.

Arrivé à vélo comme à son habitude, il s’est engagé dans la voie menant au campement sans que les premiers policiers rencontrés (deux fourgons et un motard) ne s’y opposent. Alors qu’il passait la grille clôturant le camp, deux fonctionnaires de police ont soudainement agrippé son vélo et ont fait chuter violemment Jean-Luc.

Jean-Luc a ensuite été embarqué au commissariat de police de Loos où il est resté en garde à vue de 9 heures 30 à 17 heures 30. Une convocation au tribunal de grande instance de Lille lui a été remise pour le mercredi 26 octobre à 14 heures pour « violences à agent dépositaire de l’autorité publique avec arme par destination » en l’occurrence son vélo.

Notre engagement vis-à-vis de Jean-Luc Munro
Notre comité proteste solennellement contre cette mise en cause de Jean-Luc Munro. Nous lui apportons tout notre soutien.

Ce qui est en cause à travers cette accusation absurde de « violence à agent » visant un militant dont les engagements non-violents sont connus et reconnus, c’est l’engagement des élus, des bénévoles, des militants qui agissent chaque jour au côté des plus démunis.

Nous refusons cette criminalisation des personnes qui s’engagent en vertu de valeurs démocratiques et dans des formes respectueuses du droit.

L’accusation dont est victime Jean-Luc et d’autres militant-e-s ailleurs en France qui agissent aux côtés des Roms ou des migrants met en cause notre liberté d’expression, notre liberté de critiquer les décisions et actions des autorités publiques, notre liberté de choisir la voie de la solidarité.

Nous apportons donc notre soutien moral et matériel à Jean-Luc Munro dont nous demandons la relaxe. Nous serons présents devant le TGI de Lille le mercredi 26 octobre à 14 heures.

Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, les cordiales salutations de citoyens pour qui l’engagement n’est ni une posture ni un vain mot mais une éthique fondement de notre démocratie.

Association de Soutien pour Jean-Luc Munro


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Soutenir Jean-Luc Munro et son vélo  : adhérer au Comité de soutien


 

Le comité local de Saint Denis a fait partie de la délégation qui a été reçue le mercredi 25 mai 2016 par Monsieur Lefebvre sous préfet, directeur du cabinet de Monsieur Galli, préfet de la Seine Saint Denis et trois de ses collaborateurs chargés de la sécurité du territoire.

D’habitude et selon le thème abordé nous sommes reçus par le secrétaire général, la direction des étrangers, le préfet à l’égalité des chances ou les préfets eux mêmes. Nous sommes donc amenés à penser que les problèmes connus par les roms ne sont traités que sous l’angle sécuritaire : c’est une discrimination.

L ’intervention policière de ce matin sur le terrain dit Coignet, renforce notre conviction. En effet, les forces de l’ordre sont intervenues violemment sur le terrain dit Coignet, selon les témoignages recueillis, un appareil photo ayant été enlevé par la force à un militant. Le terrain a été quadrillé par plusieurs cars de police à 6 h du matin. Les enfants ont été regroupés au centre du terrain, les femmes sorties par la force de leur lit et les adultes emmenés dans les cars pour la notification d’obligation à quitter le territoire français. Les baraquements ont été ouverts avec brutalité et force. Des commentaires de nature discriminatoire ont été tenus par certains agents.

Ce terrain faisait l’objet depuis une année d’un travail concomitant de la plate forme régionale préfectorale dite AIOS gérée localement par Adoma et de bénévoles associatifs. Plusieurs familles signalées lors de la rencontre à la préfecture étaient signataires d’une convention dans le cadre de cette AIOS et en processus d’emploi ou d’accès à un emploi déclaré : l’Adoma s’étant engagé à faire le maximum pour leur proposer un logement. Monsieur Lefebvre ayant en outre proposé aux militants associatifs de leur signaler les « personnes vulnérables ».

A la surprise générale des obligations à quitter le territoire français ont été distribuées à toutes les familles, quelque soit leur situation en regard de la plateforme officielle, de leur durée de séjour, de leur vulnérabilité.

Le comité local du MRAP de Saint Denis s’indigne de la politique de la préfecture de la Seine Saint Denis, particulièrement violente et stigmatisante à l’égard des roms.

Il demande que les promesses tenues lors de la réunion du mercredi 25 mai soient au minimum tenues. Cela commence par la levée des OQTF des personnes signalées par les bénévoles et l’Adoma, dont les personnes vulnérables.


 

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Monsieur Delpuech, préfet de Rhône-Alpes, a lancé un programme d’insertion pour 150 personnes roumaines de culture rom qui vivaient depuis plusieurs années dans les 3 grands bidonvilles de la métropole, évacués et démolis le 12 janvier dernier. Ces personnes ont été logées en bungalows dans 2 « villages d’insertion », sur les communes de St Genis les Ollières et de St Priest. L’objectif est l’insertion de ces familles par l’école et l’emploi, projet « I2E ».

En ce qui concerne l’école, à St Genis les Ollières, le préfet a toujours dit qu’aucun enfant ne serait scolarisé dans l’école de la commune, mais que des enseignants interviendraient à l’intérieur du village d’insertion. Lors des réunions préparatoires auxquelles nous avons activement participé, nous avons beaucoup insisté sur la nécessité de scolariser les enfants roms avec les autres. Vu la précipitation, le climat politique tendu, et le nombre d’enfants à scolariser sur cette petite commune, la décision de reporter une scolarisation « normale » dans les écoles de la commune et des communes voisines à la rentrée scolaire prochaine nous a semblé entendable. Nous serons toutefois très vigilants pour qu’elle soit effective à la rentrée.
Dans le 2ème village d’insertion, celui de Saint-Priest (commune de 40 000 habitants), situé à proximité de plusieurs écoles de la commune, il y a actuellement 12 enfants à scolariser (4 en élémentaire et 8 en maternelle). Le préfet a d’abord annoncé qu’ils seraient scolarisés directement dans les écoles de la commune et la DSDEN a recruté le personnel supplémentaire pour leur prise en charge.
Nous avons été informés le 1er février au cours d’une réunion à la Préfecture, que finalement les enfants seraient scolarisés au sein du village d’insertion, car le maire de Saint-Priest refusait de les accueillir.

Ce refus ne nous surprend pas puisque depuis septembre 2015 nous avons essayé, en vain, de scolariser plusieurs enfants qui vivaient dans le bidonville évacué le 12 janvier. Après de nombreuses démarches nous avions saisi le Défenseur des Droits fin octobre 2015. Les enfants n’ont pas été scolarisés.

Maintenant ce sont les enfants du village I2E que le maire refuse, et le Préfet à l’Egalité des chances, Monsieur Inglebert, interrogé à ce sujet lors de la réunion du 1er février, a répondu très sèchement qu’il n’accepterait aucune critique contre ce maire, que nous étions réunis pour travailler et non pour faire de la politique. Il a ajouté que les 12 enfants roms de ce village d’insertion n’avaient jamais été scolarisés auparavant, qu’il était donc très bien de les accueillir dans un lieu à part.
Nous ne remettons pas en cause la qualité du travail réalisé par les enseignants auprès de ces enfants, mais la loi prescrit que ceux-ci interviennent au sein des écoles de la commune, pour une réelle intégration des enfants dans l’école française.

Nous souhaitons la réussite de ce projet dans l’intérêt des familles choisies, nous en avons bénévolement facilité le démarrage par la connaissance que nous avons des familles, le préfet comme l’opérateur peuvent en témoigner. Mais l’intégration passe par l’école et le respect des lois. Nous attendons du préfet, qui insiste beaucoup sur ce dernier point, qu’il veille à leur application de la part de tous.

Le Conseil d’Administration de C.L.A.S.S.E.S

Contact :
C/o Ligue des droits de l’Homme 34 cours de Verdun 69002 Lyon
Téléphone : 0663792362 Mail : classes069@gmail.com


Qui sommes-nous ?
L’association C.L.A.S.S.E.S (Collectif Lyonnais pour l’Accès à la Scolarisation et le Soutien aux Enfants des Squats), depuis 10 ans, accompagne la scolarisation, puis la scolarité, des enfants vivant en squat ou en bidonville, principalement des enfants roms. L’an dernier nous avons été en contact avec près de 400 enfants de l’agglomération ; ceux qui étaient scolarisés (309) étaient dispersés entre 134 établissements scolaires. Nous travaillons régulièrement à la DSDEN avec l’Inspecteur en charge des enfants allophones et son équipe. Nous participons activement au CDERE (Collectif pour le Droit des Enfants Roms à l’Education).
classes069.blogspot.fr


 

Appel à la création d’un comité de soutien aux militants poursuivis pour leurs actions de fraternité et de solidarité en faveur des étrangers

Deux militants associatifs sont poursuivis pour violences volontaires sur des policiers alors qu’ils tentaient de mettre à l’abri du froid des personnes âgées et malades mais aussi des enfants, des femmes et des hommes expulsés en plein hiver et au petit matin de leur bidonville de Noisiel (77). Aucune disposition de mise à l’abri des personnes n’avait été prise, que ce soit par la collectivité locale à l’origine de l’expulsion, ou par la préfecture qui en était le maitre d’œuvre.

Ces « violences volontaires » sont une qualification abusive : les blessures des policiers municipaux ont été causées par une bousculade involontaire.

Plusieurs heures après cette bousculade, deux militants ont été interpelés, l’un brutalement, par des hommes dépourvus de signe distinctif qui se sont avérés être des policiers en civil.

Malgré le revirement d’un policier affirmant finalement qu’il y avait eu une bousculade et qu’il n’avait pas été volontairement blessé, les contradictions évidentes des policiers, et l’absence d’éléments à charge hormis les déclarations de certains d’entre eux, le Tribunal de grande instance de Meaux a condamné les deux militants à verser environ 5000 euros aux policiers, à la Mairie et au Trésor public. Un appel est en cours.

Cette affaire n’est pas isolée. Dans d’autres villes en France, des militants sont poursuivis et condamnés abusivement pour des actes qui ne relèvent que d’une solidarité envers des étrangers et des précaires.

Un comité de soutien est en cours de constitution, avec trois objectifs :

- obtenir la relaxe des militants associatifs poursuivis,

- fédérer une voix forte contre toutes les poursuites de militants associatifs engagés dans des actions de solidarité et de fraternité envers les étrangers et les précaires

- obtenir une instruction rigoureuse des plaintes pour outrages, rebellions ou violences sur des détenteurs de l’autorité publique, qui sont trop souvent fondées sur les seuls procès-verbaux de policiers plaignants ou de leurs collègues.

Le Comité appelle les organisations associatives, syndicales, les personnalités investies pour la défense des libertés individuelles et collectives à le rejoindre dans le comité de soutien afin de manifester leur soutien aux militants poursuivis, obtenir gain de cause, et garantir aussi par là un avenir démocratique à notre pays.

La prochaine réunion du Comité de soutien se tiendra le :

Mercredi 11 mai 2016 à 18h au Gisti
(3 villa Marcès, Paris 11ème)

Les poursuites contre des citoyens engagés dans des actions de solidarité et de fraternité doivent cesser.

Merci de renseigner votre présence à la réunion ici : http://goo.gl/forms/EE83qQzgxr

Liste des premiers membres du Comité de soutien :

- Aset 93
- Collectif National Droits de l’Homme Romeurope
- Collectif Romeurope du Val Maubuée
- Convivances
- Gisti
- Hors la Rue
- Ligue des Droits de l’Homme
- MRAP
- Romeurope 94
- Secours Catholique
- Union Juive Française pour la Paix


 

APPEL AU RASSEMBLEMENT "NON AU SOUPCON DE PAUVRETE" LE 26 MARS 2016

Suite au drame à Lille - un incendie a causé la mort d’un enfant, Miahella, dans le bidonville du quartier du Faubourg de Béthune, dimanche 20 mars - l’intercollectif Roms 5962 appelle à un rassemblement de soutien :

le samedi 26 mars 2016 à 11h15
près de la bretelle de sortie du périphérique vers le CHR, au bord du quartier du Faubourg de Béthune.

Pour soutenir cette mobilisation et signer le communiqué "Non au soupçon de rassemblement :
> http://roms5962.fr/roms/wp.php?pg=742&id=3

Communiqué de l’intercollectif Roms 5962

Miahella - Non au soupçon de pauvreté

Non au souçon de pauvreté
Non au délit d’être étranger
Miahella vivait outre-misère. Elle est morte avant d’avoir un an, dimanche matin, dans un incendie accidentel à Lille.
Sa famille n’avait pas encore pu rompre avec la misère.

Avec d’autres, elle était contrainte de vivre dans le bidonville du Faubourg de Béthune. La Ville de Lille et la Préfecture travaillaient sur un déplacement de ce bidonville pour de meilleures conditions de vie. Malheureusement pour cette famille, l’intervention n’a pas eu lieu assez vite.

Les associations qui agissent avec les populations roms n’ont de cesse, depuis de nombreuses années, de demander que des solutions constructives permettent à ces familles d’accéder progressivement à des conditions de droit commun.

Depuis quelques mois, les rencontres avec la mairie de Lille et la Préfecture laissent espèrer cette construction positive, seul avenir décent pour les personnes concernées. Les expulsions ont été mises entre parenthèses et les associations et l’Areas (association de service social) peuvent favoriser l’emploi, la scolarité, et l’accès au logement pour des migrants de culture rom.

Mais des obstacles jalonnent ces chemins de volonté. Les financements de l’Areas ont été réduits. Beaucoup de communes dans la métropole réclament à la Préfecture l’expulsion de familles vivant sur leur sol. Trop de maires laissent péricliter des lieux de vie, pis-allers d’infortune, attisant ainsi le rejet par les riverains de ces installations.

Comment expliquer la garde à vue qui a été imposée aux parents de la petite victime pour "homicide involontaire " ?

Pourquoi, ne pas avoir différé cette mesure pour mieux respecter les droits de ces personnes, leur malheur et leur douleur ?

Au terme de 48 heures (deux fois vingt-quatre heures), les parents ont été remis en liberté sans qu’aucune charge ne leur soit imputée. Par ailleurs, l’autopsie du bébé n’a rien révélé de suspect !

A-t-on déjà vu ça, après un incendie mortel ?

Frappés par un deuil terrible, les parents de Miahela ont dû subir cette épreuve supplémentaire, en raison "d’explications divergentes sur l’utilisation d’un brasero", indique la presse. Ce serait dérisoire si les conséquences de cette mise en cause n’étaient aussi cruelles...

Nous allons soutenir cette famille. Et nous appelons à un rassemblement, de recueillement et de colère,
le Samedi 26 Mars 2016 à 11h30,
sur les lieux du drame, près de la bretelle de sortie du périphérique vers le CHR, au bord du quartier du Faubourg de Béthune.

Nous exigeons

Après l’incendie qui a coûté la vie au petit David au campement du carrefour Pasteur en 2015,
Après celui qui a coûté la vie de Miahella, dans le bidonville du Faubourg de Béthune, dimanche 20 mars
Après le soupçon et l’opprobre portés sur sa famille du fait d’une garde à vue aussi inexplicable qu’injuste
Et au regard des conditions de vie indignes dans lesquelles sont encore maintenues chez nous de nombreuses familles de culture rom,
nous exigeons, en conformité avec les engagements nationaux et internationaux de la France
- Le respect des droits et de la dignité des personnes concernées
- Une mise en sécurité des terrains contre les risques d’accidents,
- Un accès à l’eau, à l’électricité et au ramassage des ordures ménagères pour leurs habitants,
- Un accompagnement des familles vers l’accès au droit commun,
- Une domiciliation par les communes de toutes les familles vivant sur leurs territoires,
- Un accès normal à la scolarisation, obligatoire pour tous les enfants vivant sur notre territoire,
- Un soutien à l’apprentissage de la langue francaise
- Un soutien à l’accés à l’emploi et au logement, quand cela est nécessaire, sans déroger au droit commun
- Une modification de la circulaire d’Aout 2012 avec des effets contraignants pour toutes communes qui entraveraient les processus d’amélioration de l’avenir en France et dans leur commune de ces familles.


 

La Chambre criminelle de la Cour de Cassation a, par arrêt du 01 mars 2016, rejeté le pourvoi formé par Jean-Marie LE PEN contre un arrêt de la Cour d’Appel de Paris du 20 novembre 2014 qui l’avait condamné pour injures racistes envers les Roms.

Pour rappel, Jean-Marie LE PEN avait déclaré le 22 septembre 2012 à la Baule dans le cadre de l’Université d’été organisée par le Front National :
« Ils (les Roms d’Europe de l’Est) disent : « Nous, nous sommes comme les oiseaux, nous volons naturellement ».

Le MRAP se félicite de cette décision qui rend définitive la condamnation prononcée par la Cour d’appel de Paris de ce multirécidiviste, à une peine de 5 000 euros d’amende ainsi qu’à la somme de 3 000 euros de dommages-intérêts et 3000 euros au titre de l’article 475-1 du code de Procédure pénale

Le MRAP espère que pour les hommes et femmes politiques qui lui avaient emboîté le pas en stigmatisant et discriminant la population Rom, cette condamnation venant opportunément rappeler que tous les discours pétris de haine doivent être sévèrement sanctionnés, aura valeur d’exemple.

Paris le 5 mars 2016

Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples
43, boulevard de Magenta – 75010 PARIS
Tél. 01.53.38.99.99 – Fax.- 01.40.40.90.98
e.mail : direction@mrap.fr


 

EXPULSION EN PLEINE TREVE HIVERNALE : QUI FAIT QUOI ?

Le vendredi 26 février 2016, à 10 heures, une cinquantaine de personnes ont été expulsées du 420 bd National suite à l’arrêté de péril prononcé dans la matinée par les services de sécurité de la ville de Marseille. Ceci en pleine trêve hivernale, et alors que ce lieu était occupé depuis plus d’un an et demi au vu et su de tout le monde.

Dans la précipitation, les associations alertées par les familles ont dû participer aux opérations de recensement afin de leur permettre d’obtenir une mise à l’abri temporaire à l’hôtel, et suppléer ainsi à la défaillance de coordination entre les services municipaux et la Préfecture.

Nous, Médecins du Monde, la Ligue des Droits de l’Homme, Rencontres Tsiganes, le CCFD Terre Solidaire, L’école au présent pouvons une fois ENCORE questionner cette politique qui ne s’apparente qu’à une politique du pire !

Que signifie « ARRETE DE PERIL IMMINENT » pour un site où vivaient des personnes depuis un an et demi ?

Que veut dire MISE A L’ABRI, pour 6 jours dans des hôtels inadaptés à la vie de famille et éloignés des lieux de travail, de scolarisation et de soins ?

QUI FAIT QUOI ? Comment ces opérations sont-elles coordonnées et organisées en amont entre les services de la ville de Marseille et la Préfecture pour garantir l’application de la circulaire d’août 2012 qui doit anticiper et accompagner ces expulsions d’une part et assurer in situ le respect des personnes d’autre part. Nous dénonçons l’instrumentalisation dont nous faisons l’objet et qui, de pourvoyeuses de services aux personnes en situation de grande précarité et vulnérabilité, nous amène à participer au TRI et RECENSEMENT des familles expulsées.

Les 48 personnes qui « habitaient » au 420 Bd National 13003 Marseille ce sont 12 familles et 4 hommes seuls, 13 femmes dont 4 femmes enceintes, 18 enfants de 2 à 18 ans (dont 11 scolarisés dans le quartier), et 2 adultes en formation.

- Où seront-elles jeudi 3 mars 2016 à J+6 de l’expulsion ?

- Pourquoi une telle maltraitance institutionnelle ?

- Qui va continuer à financer cette politique inutile et coûteuse qui n’offre aucune solution ?

JUSQU’A QUAND ?

En 2015 à Marseille 12 expulsions ont eu lieu, concernant 580 personnes

Contact Presse : Caroline Godard :
Tel 07 86 96 65 22
crd.rencontrestsiganes@gmail.com


Voir le communiqué de presse


 

18 février 2016

Bidonvilles de Wissous :
l’évacuation signera l’arrêt net du processus d’intégration

Déjà expulsées d’autres bidonvilles d’Ile de France, plus de 150 familles rroms et roumaines se sont installées à Wissous (Essonne) l’été dernier. Depuis, avec l’aide des bénévoles du collectif Romeurope Antony-Wissous, elles tentent de faire valoir leurs droits : scolarisation des enfants, domiciliation, accès aux soins…
Pourtant l’hostilité du maire de la commune ne leur a guère laissé de répit ; il leur a refusé : les transports scolaires, l’approvisionnement en eau, les sanitaires, la collecte des déchets - ce qui ne l’empêchera pas d’invoquer l’insalubrité des terrains pour prendre un arrêté d’expulsion en octobre dernier.
La domiciliation, clé de l’insertion car elle permet l’accès aux droits (santé, travail), leur a aussi été refusée par le maire de Wissous, président du Centre communal d’action sociale. C’est pourtant une obligation légale.
En dépit de toutes ces difficultés, plus de trente enfants ont été scolarisés, dans les écoles maternelle et élémentaire de Wissous et les collèges à Massy.
Pour eux, pas de car de ramassage ! Qu’à cela ne tienne, depuis la rentrée des classes, chaque jour une quinzaine de trajets (dans les véhicules particuliers des bénévoles) ont été réalisés pour les transporter.
Au sein de leurs établissements, ils ont fait d’énormes progrès, notamment dans la maîtrise de la langue française. Ils ont une vie qui, pour partie, ressemble à celle de tous les enfants de France.
La relative stabilité des familles depuis 6 mois a aussi rendu possible la mise en route de traitements médicaux et bucco-dentaires, l’inscription dans les missions locales pour la formation et l’emploi, l’apprentissage du français.
Pourtant, en accordant au maire de Wissous le concours de la force publique pour une évacuation que l’on dit imminente, le préfet de l’Essonne et la sous-préfète de Palaiseau ont pris la responsabilité d’un terrible gâchis : la scolarisation des enfants sera interrompue voire définitivement arrêtée.
Les disperser loin de Wissous stoppera net et peut-être de façon irrémédiable tous les efforts d’intégration. Pourquoi les expulser en plein hiver, prendre le risque de les condamner à la rue ?
Nous demandons :
- que tous ces enfants puissent sereinement finir l’année scolaire dans leur classe, avec leurs camarades, leurs professeurs, au sein des établissements dans lesquels ils ont, parfois difficilement mais sûrement, pris leur place.
- que soit prise en compte la solution consistant, à court terme, à viabiliser les terrains sur lesquels les familles sont actuellement installées.
- pour le moyen terme, que le projet de village d’insertion auquel travaillent le collectif et l’association Intermèdes Robinson, soit examiné avec toute l’attention requise par les services compétents.
- la prise en compte des six propositions de la charte élaborée par des maires d’Ile de France.
Nous attendons de l’Etat français et des collectivités territoriales qu’ils respectent et fassent respecter les droits fondamentaux des personnes vivant sur le territoire national.

Le 18 février 2016
Le collectif Romeurope Antony-Wissous
Contacts :
Marie Larger – 07 81 20 28 11 rufat.larger@wanadoo.fr
Annie-Laure Hagel – 06 83 82 65 81 annielaurehagel@yahoo.fr


Voir le communiqué de presse


 

Bidonvilles : La maire de Carquefou demande expressément au préfet l’expulsion des familles roumaines migrantes installées, sans titre mais pas sans droits, sur le site du moulin Boisseau.
Il s’agit d’environ 300 personnes dont 40% d’enfants qui ont trouvé refuge sur ce parking d’entrepôt à Carquefou après avoir été expulsées successivement de Saint-Herblain en avril 2015 et de Nantes début juillet 2015.
Depuis leur installation sur ce lieu, et après qu’une décision de justice ordonnant leur départ ait été prise le 28 juillet, le collectif romeurope de l’agglomération nantaise a demandé, en vain, à la préfecture et à Nantes Métropole qu’un projet soit fait pour et avec ces familles afin que cesse l’errance et toutes les ruptures qu’elle entraîne en termes de santé, de scolarisation, de maintien dans l’emploi.
Aujourd’hui, madame la maire de Carquefou qui déclarait (OF du 2 septembre) avoir l’assurance du préfet que l’expulsion serait réalisée, avec pour objectif « l’éclatement du camp sur l’ensemble de l’agglomération », perd patience et va même jusqu’à envisager d’utiliser le site de la mairie pour abriter une pétition demandant l’expulsion des familles. Et ce, le jour même où le commissaire aux droits de l’Homme du conseil de l’Europe fait part au ministre de l’intérieur de ses inquiétudes sur les évacuations opérées sur le territoire Français qui ont concerné 11000 personnes (dont 40% d’enfants) en 2015, et se dit préoccupé par le climat d’antitsiganisme qui touche la France.
En avril 2015, c’étaient des élus d’Indre, aidés de quelques citoyens qui faisaient entrave à la circulation pour empêcher les familles expulsées de venir sur leur commune, aujourd’hui, c’est la maire de Carquefou qui utilise le site de la mairie pour monter une partie de la population contre une autre. Et demain ?
Le collectif Romeurope dénonce une politique d’attente qui balance entre le pourrissement des situations et/ou les expulsions violentes. Politique humainement et financièrement coûteuse, et qui risque de poser de graves problèmes en termes de vivre ensemble.
Le collectif Romeurope continue et continuera, aux côtés des habitants des bidonvilles, d’interpeller les pouvoirs publics pour qu’une politique humaine et profitable à toutes et tous se mette enfin en place. Le collectif Romeurope rappelle la promesse de la présidente de Nantes Métropole de la tenue, avant fin 2015, d’une conférence des maires des 24 communes de l’agglomération pour initier une politique coordonnée au niveau de l’agglomération.
Enfin, fort de son expérience et de son expertise, le collectif Romeurope se déclare prêt à participer à la mise en place d’une telle politique.


Le Collectif Romeurope de l’agglomération nantaise est composé

- d’associations de défense des Droits de l’Homme : LDH, MRAP, GASPROM-ASTI
- d’associations humanitaires : Médecins du Monde, CIMADE, CCFD-Terre Solidaire
- d’association d’éducation populaire : Ligue de l’Enseignement-FAL 44
- d’associations de solidarité : Romsi Indre, Soleil Roms Ste-Luce, Sol’Rom St-Herblain, Ame Sam Rezé, Solidaroms Vigneux, Treillières Solidaire, Avec Carquefou, Action Solidaire Orvault, Droujba Clisson, Solida-Roms-Bouguenais, Association Solidaire Roms Nantes Est, Citoyens Solidaires Montaigu, Solidarité Nantes centre, Cell’Accueil, ADIS Sautron, Fraternité couëronnaise
- ainsi que de citoyens.

Il est indépendant de tout parti politique et non confessionnel.


 

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Vendredi 12 février : la réponse de nos élus à la grande précarité des populations roms : l’ inhumanité

Des solutions ont-elles été recherchées pour faire évoluer la situation des populations roms du Val Maubuée ? La réponse est Non.
La 45° expulsion a eu lieu en 3 ans et demi (soit presqu’une expulsion par mois) sur le secteur du Val Maubuée. Nos élus
locaux peuvent se vanter de détenir la pelleteuse d’or, tant le nombre d’expulsions et leur fréquence sont hors du commun.
Mais cette fois, outre le caractère récurrent, inutile et coûteux de leur politique, l’inhumanité a été atteinte.

1) L’évacuation d’un squat à Noisiel, alors qu’une décision de justice permettait son occupation jusqu’à la fin de la trêve hivernale

Alors qu’une décision de justice laissait aux habitants le bénéfice de la trêve hivernale, le maire de Noisiel a pris, le 8 février, un arrêté de péril permettant d’évacuer les occupants à l’expiration d’un délai de 48 heures. Habile moyen de contourner une décision de justice.

Alors, le 12 au matin, pas moins de 10 cars de CRS étaient sur place pour expulser 120 personnes, du fait de cet arrêté qui n’a
pour seule vocation que de contourner la loi et le droit.

Au cours de cette expulsion, les personnes se sont vues interdire par la police le droit de récupérer leurs biens. Il a fallu demander à la police le droit que les habitants puissent récupérer leurs biens, mais malgré le rappel par notre collectif du droit applicable, ils n’ont eu que celui de récupérer leurs papiers, au prix des pires difficultés.

2) La mise à la rue en plein hiver des habitants de 3 bidonvilles en violation de la promesse faite devant un juge de les mettre à l’abri

Dans la matinée du 12 février, le Tribunal administratif de Melun refusait – pour des motifs contestables – d’annuler des arrêtés d’évacuation de bidonvilles pris par Madame TALLET, maire de Champs Sur Marne.

Dans la ½ heure qui a suivi cette décision, 10 cars de CRS sont venus expulser les familles des bidonvilles concernés, alors que
la plupart d’entre elles étaient parties travailler de sorte qu’elles n’ont pas pu récupérer un minimum de leurs biens.

Cette expulsion fut conduite dans l’urgence et la précipitation. L’incendie d’une habitation (baraquement) et sa propagation à deux autres habitations, s’est produit alors que le campement était déjà investi et contrôlé par la police, et que l’évacuation des habitants était en cours.

Par ailleurs ni la Croix Rouge, ni le 115 n’avaient été selon leurs dires prévenus de cette intervention et de l’obligation qui
était la leur de prendre en charge les familles ainsi jetées à la rue.

Mais le plus grave est que la veille devant le Tribunal Administratif, la Mairie de Champs sur Marne affirmait qu’elle mettrait un local à disposition pour mettre le gens à l’abri dans l’attente d’une prise en charge par le 115. Or, il a été impossible d’accéder au local en question.

Plus de 77 personnes (dont la moitié des enfants) étaient, vendredi soir et pour au moins le week-end, sans aucune solution d’hébergement, et sans aucune perspective de prise en charge, mises ainsi à la rue en plein hiver par l’État, qui a accordé à la mairie le concours de la force publique qu’elle sollicitait pour mettre à exécution ses arrêtés.

Pourtant, quelques jours auparavant, Madame Tallet signait avec d’autres collectivités locales un communiqué de presse qui condamnait la politique actuelle d’expulsions, couteuse, inutile et inhumaine. Parlant « d’urgence humanitaire pour les bidonvilles ». Et précisant que : « Les expulsions systématiques ne constituent en rien une solution, elles ne font que déplacer les problèmes et ruinent les premiers jalons de l’insertion. » et qualifiant ces expulsions de « situation inacceptable ».

La confrontation du discours aux actes de Madame TALLET, maire communiste de Champs Sur Marne, est éloquente.

De même que celle de l’État, qui prône la mise en œuvre des « principes de dignité et d’humanité » (circulaire interministérielle du 26 août 2012 relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuations des campements illicites).

Le Collectif Romeurope du Val Maubuée

Contact presse :
François Loret : 06 88 08 80 17

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Le 5 février 2016,

Hors la Rue a pris connaissance avec intérêt des recommandations du Comité des Droits de l’Enfant quant à l’application par la France des principes édictés par la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.
Le constat est sévère et révèle sur de nombreux sujets l’insuffisance d’engagements pour la protection de tous les enfants.

Nous notons plus particulièrement que le Comité enjoint la France à mobiliser des moyens financiers et humains afin que les droits des enfants migrants et des enfants non accompagnés (ou mineurs isolés étrangers) soient réellement respectés. Les situations alarmantes observées à Mayotte, Calais ou Grande Synthe doivent entraîner une mobilisation pour tous les enfants étrangers en danger, sur tout le territoire.

Le Comité exprime en effet son inquiétude quant à la situations des enfants vivant avec leur famille dans des bidonvilles qui font l’objet d’une politique d’expulsions systématiques depuis plusieurs années qui ne font que renforcer la vulnérabilité des enfants et de leur famille.

Enfin, Hors la Rue note avec intérêt que le Comité des droits de l’enfant a relevé l’insuffisance des moyens dédiés à l’identification et à la protection des mineurs victimes de la traite des êtres humains, et notamment ceux contraints à commettre des délits.

Hors la Rue appelle donc les pouvoirs publics, tant au niveau national qu’au niveau local à prendre en compte les observations de ce comité d’experts et à faire respecter sur tout le territoire, en métropole et en outre-mer, les droits de tous les enfants, indépendamment de leur nationalité ou de la situation administrative de leurs parents.


 
 

Les membres du Collectif pour le droit des enfants roms à l’éducation (CDERE) déplorent le fait qu’une fois de plus, à la rentrée scolaire 2015, la majorité des enfants vivant dans des bidonvilles dans des squats et à la rue ne seront pas à l’école. Ces enfants, « invisibles » pour les autorités, sont privés d’un droit des plus fondamental : le droit à l’éducation. Selon le rapport de l’UNICEF publié en juin 2015, ces enfants seraient environ 9 000 en France aujourd’hui.
Cet été a encore été le théâtre de nombreuses expulsions d’habitants de bidonvilles et de squats. En juillet, ce sont au moins 30 lieux de vie soit plus de 2 800 personnes dont 800 enfants qui ont été expulsés. Ces expulsions mènent comme toujours à des ruptures des parcours scolaires. Les enfants expulsés retrouveront-ils le chemin de l’école ? ........


 

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JPEG Le collectif ROMEUROPE du Val Maubuée déplore la mort du petit Ianis Berki (5 ans) survenue le 4 aout à Paris Il a été renversé par une voiture. Bien que les circonstances du décès ne soient pas encore totalement claires, ce drame est aussi une conséquence des politiques publiques d’exclusion systématique et de la grande précarité qu’elles engendrent pour les familles Roms.

Le collectif ROMEUROPE du Val Maubuée, s’associe à l’immense douleur de la famille du jeune Ianis Berki. Et lui présente ses sincères condoléances.
Connaissant bien cette famille, les membres du collectif, bouleversé(e)s, resterons présents auprès d’elle, dans leurs démarches d’inclusion, comme ils l’ont fait depuis longtemps.
Merci de garder en mémoire le petit Ianis.
Le collectif ROMEUROPE du Val Maubuée.
Contacts :
06 88 08 80 17
csrmlv@gmail.com


 

2 militants poursuivis devant le tribunal correctionnel Seront-ils condamnés pour avoir défendu les droits des Roms ?

C’était le 27 janvier 2015. Ce jour-là, plus de 300 personnes s’étaient retrouvées à la rue après avoir été expulsées des bidonvilles où elles étaient installées depuis quelques semaines.
Ce jour-là, passant outre les principes humanitaires élémentaires, il est 7 heures du matin quand, à la demande des municipalités de Noisiel et de Champs-sur-Marne (77), la police déloge de leurs installations de fortune quelques centaines de familles roms, installées dans les bois, faute de pouvoir accéder à un autre habitat.
Ce jour-là, en plein milieu de la trêve hivernale, malgré les sollicitations du collectif de soutien aux familles roms, aucun dispositif sérieux d’hébergement n’est mis en place pour accueillir les familles jetées à la rue, et les rares chambres d’hôtel disponibles avec le 115 de Seine-et-Marne sont occupées par la première dizaine de familles évacuées.
Ce jour d’hiver, la température est proche de zéro, et vers 10 heures du matin, il reste près de 150 personnes dehors.
Des bébés, des enfants, des personnes malades et leurs familles sont à la recherche d’un refuge pour se mettre à l’abri.
Avec les quelques personnes les accompagnant, des familles entrent dans la mairie annexe de Noisiel pour s’y mettre au chaud. Un espace est occupé pour que les enfants puissent se réchauffer, en attendant une solution pour trouver un hébergement.
Quelques instants plus tard, peut-être saisie d’un moment de panique, la police municipale décide, pour refuser l’entrée à la centaine de personnes restée à l’extérieur, de bloquer les accès de la mairie annexe,
Indignés par cette situation, des militants des droits de l’homme décident d’ouvrir les portes pour permettre à tous d’entrer, alors qu’eux-mêmes sont déjà dans les lieux. Les personnes restées à l’extérieur s’engouffrent dans cet accès. Tentant de résister à la pression de la foule, les policiers municipaux comme les militants présents sont pris dans une bousculade sans gravité. Ils devront simplement se relever après une chute les ayant fait tomber à terre.
C’est à partir de cet évènement que la police arrêtera quelques heures plus tard 2 militants du collectif Romeurope qui seront gardés à vue. lire la suite


 

Un important déploiement de forces de l’ordre ce matin du 29 avril, pour jeter plus de 300 personnes dont 40% d’enfants hors des 2 terrains qu’elles occupaient depuis plusieurs mois, quai Cormerais à Saint-Herblain. lire la suite


 

Communiqué de presse inter-associatif en réaction à la proposition d’un syndicat de mettre en place une navette spéciale pour les « Roms » à Montpellier


 
 
 

Paris, jeudi 2 août 2013 -

La CNCDH appelle le gouvernement à la mise en oeuvre stricte de la circulaire du 26 août 2013 pour garantir l’accès au droit commun des populations Roms présentes en France. L’institution nationale indépendante de protection des droits de l’homme souhaite également faire part de sa grande inquiétude face à l’alarmant climat de tension qui règne autour de la question, envenimé ces dernières semaines par d’intolérables propos de haine véhiculés par des élus ou des responsables politiques.
Le 26 août 2012 était signée par sept ministres la circulaire interministérielle « relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites ». Cette circulaire avait été saluée par les associations de défense des droits de l’homme dans la mesure où elle marquait un changement de discours de la part des autorités et témoignait de leur volonté d’apporter une réponse individualisée et territorialisée aux situations de grande précarité vécues par des citoyens européens.

Presqu’un an après l’entrée en vigueur de cette circulaire, que constate-t-on sur le terrain ? Dans de nombreuses villes, les évacuations des lieux de vie se sont poursuivies trop souvent sans solutions alternatives et au mépris du caractère inconditionnel du droit à l’hébergement, mettant des hommes, des femmes et des enfants à la rue, dans une précarité toujours plus grande. lire la suite du communiqué et des recommandations


 

Communiqué de presse de la CIMADE-15 juillet 2013

Comme l’été dernier, le gouvernement a lancé la semaine dernière une vaste opération d’évacuation de campements et de squats dans des conditions portant gravement atteinte aux droits fondamentaux des personnes visées. Ces expulsions interviennent alors que le dernier semestre est marqué par un record d’évacuations forcées depuis 2010. Pourtant, le 26 août 2012, une circulaire interministérielle relative à l’anticipation et l’accompagnement des opérations d’expulsions des campements illicites devait mettre un terme aux dérives antérieures et privilégier la concertation et l’intégration des personnes visées. lire la suite


 
 

Se fondant sur le droit d’accès de toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence, le tribunal administratif de Lyon vient de condamner sous astreinte le préfet du Rhône à reloger plusieurs familles Roms, expulsées la semaine précédente d’un terrain qu’elles occupaient depuis plusieurs semaines.

« Les Roms ont vocation à rester en Roumanie ou à y retourner » déclarait Manuel Valls au journal Le Parisien, ignorant ou feignant d’ignorer que les « Roms » dont il parle sont issus de lieux et d’histoires diverses - pas exclusivement rattachés à la Roumanie - et que, pour la grande majorité d’entre eux, ils sont avant tout citoyens européens et ont « vocation » à se voir reconnaître les mêmes droits que tout citoyen européen en France. lire la suite


 
 

Communiqué AEDH et LDH

Bruxelles, le 9 avril 2013
Dans un rapport « Recensement des évacuations forcées de lieux de vie
occupés par des Roms étrangers en France », Philippe Goossens, membre du
bureau de l’AEDH en charge du dossier discrimination et droit des minorités
(incluant les droits des Roms), a compilé les chiffres des expulsions de Roms
en France pour le premier trimestre 2013. A travers toutes les régions, plus de
4 000 personnes ont ainsi été expulsées de leurs lieux de vie sans solution de
relogement. L’AEDH et la LDH dénoncent cette situation et appellent le
gouvernement français à changer sa politique envers les Roms.
Cette étude donne un aperçu chiffré des évacuations forcées de Roms étrangers et
des destructions de leurs lieux de vie en France. Pendant le premier trimestre 2013,
4 152 personnes ont été obligées de quitter leurs lieux de vie. lire la suite


 

Communiqué de presse du syndicat de la magistrature

Relogement des "Roms" : une obligation

Se fondant sur le droit d’accès de toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence, le tribunal administratif de Lyon vient de condamner sous astreinte le préfet du Rhône à reloger plusieurs familles Roms, expulsées la semaine précédente d’un terrain qu’elles occupaient depuis plusieurs semaines.

« Les Roms ont vocation à rester en Roumanie ou à y retourner » déclarait Manuel Valls au journal Le Parisien, ignorant ou feignant d’ignorer que les « Roms » dont il parle sont issus de lieux et d’histoires diverses - pas exclusivement rattachés à la Roumanie - et que, pour la grande majorité d’entre eux, ils sont avant tout citoyens européens et ont « vocation » à se voir reconnaître les mêmes droits que tout citoyen européen en France. lire la suite


 

Communiqué interassociatif du 17 octobre 2012

L’Etat s’empresse depuis quelques temps d’évacuer les campements « illicites » visés par une décisionjudiciaire d’évacuation. La circulaire interministérielle du 26 août demandant aux préfets d’anticiper cesopérations et de prévoir des mesures d’accompagnement des familles concernées en termes de relogement
et de scolarisation n’est souvent pas appliquée. Des réunions de concertation ici ou là et de vagues« diagnostics » sur fond de médiatisation du manque de places en hébergement d’urgence servent de prétextes à l’exécution de ces évacuations par les forces de l’ordre sans accompagnement d’aucune sorte,
quand les intimidations policières quotidiennes n’ont pas fait fuir les familles d’elles-mêmes avant l’échéance fatale. lire la suite


 

En 2007, la Roumanie et la Bulgarie ont intégré l’Union Européenne avec droit à la libre circulation, au travail et à l’installation dans les états de l’Union.
Européens, Roumains et Bulgares (Roms ou non) bénéficient donc de la libre circulation sur le territoire français et ne sont plus soumis à l’obtention d’un visa. Cependant, dans le cadre de mesures transitoires qui prendront fin au plus tard le 31 décembre 2013, ils se retrouvent en situation irrégulière sur le territoire français au-delà de trois mois de présence consécutive s’ils ne peuvent justifier de ressources suffisantes.
La France maintient depuis 2007 ces mesures transitoires qui limitent fortement leur droit au travail. Elles imposent une autorisation de séjour liée à l’autorisation de travail très difficile à obtenir : pour les « métiers en tension », l’employeur doit attendre de n’avoir aucune proposition par Pôle Emploi et verser à l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration) une taxe de presque 900€ pour un CDI à temps plein … lire la suite...


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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