Honteuse expulsion à Orly (94)

Lettre ouverte aux Orlysiens et aux Val de Marnais
Hier 15 février 2017 la Préfecture du Val de Marne à la demande du conseil départemental du Val de Marne et de l’usine des eaux avec le soutien de Madame la Maire d’Orly, également Conseillère Départementale, a procédé à l’expulsion de 5 familles Roms Roumaines migrantes […]

La trêve hivernale s’applique enfin aux bidonvilles ! – Communiqué interassociatif

Bidonville de Pierrefitte : associations et soutiens dénoncent une expulsion sans mise à l’abri en période hivernale

Depuis le mois de juillet 2016, plusieurs familles se sont installées sur un terrain situé à Pierrefitte-Sur-Seine. Mais à part un arrêté municipal de mise en demeure de quitter les lieux, le Mairie de Pierrefitte a toujours refusé de communiquer avec les habitants ou les associations présentes.

Circulaire du 26 août 2012 : quatre ans après, les bidonvilles sont toujours là ! – CP du 26 août 2016

Circulaire du 26 août 2012 : quatre ans après, les bidonvilles sont toujours là !

Paris, le 25 août 2016

Il y a quatre ans sept ministres signaient la circulaire du 26 août 2012 « relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuations des campements illicites ». Celle-ci, appliquée de façon très hétérogène sur le territoire […]

Soutien à Jean-Luc Munro et son vélo : signez la pétition !

Courrier du comité de soutien à Jean Luc Munro et son vélo

Voici les faits
Mercredi matin 6 avril dernier, Jean-Luc Munro, conseiller municipal écologiste de la commune de Loos près de Lille, et membre du Comité Citoyen Loossois agissant auprès des Roms, a été informé d’une intervention policière sur le parking de l’ancienne prison de Loos […]

Expulsion d’un bidonville à St-Denis : la France s’assied sur les injonctions de la Cour Européenne des Droits de l’Homme – Communiqué 7 juillet 2016

Expulsion d’un bidonville à St-Denis : la France s’assied sur les injonctions de la Cour Européenne des Droits de l’Homme

Paris, le 7 juillet 2016

Hier, la France est encore une fois passée outre l’autorité de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). Des dizaines de familles ont été mises à la rue dans le cadre […]

Expulsion des habitants du bidonville de Coignet à St-Denis

Lire le communiqué du CNDH Romeurope « La France s’assied sur les injonctions de la CEDH »

Lire la décision de la CEDH concernant le bidonville Coignet à St Denis

Lire le communiqué du MRAP 93 sur les expulsions de St Denis et St Ouen (juillet 2016)

COMMUNIQUE DU CNDH ROMEUROPE

Expulsion d’un bidonville à St-Denis : la France s’assied sur les injonctions de la Cour Européenne des Droits de l’Homme

Paris, le 7 juillet 2016

Hier, la France est encore une fois passée outre l’autorité de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). Des dizaines de familles ont été mises à la rue dans le cadre d’une procédure d’expulsion visant les habitants d’un bidonville à Saint-Denis. Expulsion que la CEDH venait pourtant d’ordonner de stopper après avoir été saisie en urgence. Malgré les protestations des militants sur place et de l’avocate des familles, la Préfecture a continué l’expulsion et la destruction de ce lieu de vie, en toute illégalité.

Le bidonville « Coignet », situé derrière la gare de St Denis, existe depuis 2 ans. Il y a encore quelques semaines, c’étaient plus de 50 familles qui vivaient dans ce bidonville. Beaucoup ont fui leur lieu de vie avant l’arrivée de la police. Ce bidonville a fait l’objet d’un suivi tout particulier par la Préfecture : plusieurs opérateurs dont Adoma ont été envoyés afin d’accompagner vers l’emploi les personnes qu’ils considèrent comme « volontaires ». Résultat ? Il ne reste que quatre familles suivies actuellement. Et deux d’entre elles font d’ailleurs partie des 50 personnes ayant reçu une obligation de quitter le territoire français, dans un climat particulièrement tendu le 21 juin dernier. Malgré cet accompagnement, les membres de deux familles ont reçu, comme une quarantaine d’autres personnes, des obligations de quitter le territoire français le 21 juin dernier, dans un climat particulièrement tendu.

Avec plus de 1400 personnes roumaines éloignées en 2015, la France est la championne d’Europe dans l’éloignement des citoyens européens. Une belle conception de la citoyenneté européenne !

L’été arrive, avec son lot d’expulsions d’habitants de bidonvilles. Nous en avons compté plus de 30 sur le seul mois de juillet l’année dernière. Le Ministère de l’Intérieur espère-t-il faire plus cette année ? Une autre expulsion d’un bidonville habité par au moins 300 personnes est prévue pour juillet à St Denis, et d’autres lieux de vie sont menacés partout en France.

Nous demandons une vraie politique de résorption des bidonvilles, réellement respectueuse des droits des habitant-e-s, et un arrêt immédiat des expulsions. Ces exigences ne sont autres que celles portées par de nombreuses instances européennes et internationales qui ne cessent de produire des rapports accablants sur la France. Pour y parvenir, l’action publique doit être déclenchée dès l’installation d’un lieu de vie et un accompagnement de toutes les personnes qui y vivent doit être mis en place, le tout dans des conditions de vie dignes. Rien ne peut être construit sur l’expulsion, la démolition et le rejet.

Contact presse :
Manon Fillonneau – 06 68 43 15 15 – manon.fillonneau@romeurope.org
Facebook : www.facebook.com/CNDHRomeurope
Twitter : @CNDH_Romeurope

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Rassemblement du 22 juin devant le Ministère du Logement – Collectif de soutien aux roumains d’Ivry

Le Collectif de soutien aux roumains d’Ivry organise le mercredi 22 juin 2016 à 17h un rassemblement devant le Ministère du Logement au 55 rue St Dominique dans le 7 ème arrondissement. L’objectif de cette action intitulée « Les expulsions ne sont jamais la solution » vise à interpeller le ministre du logement sur une politique sociale coûteuse et inefficace et aussi obtenir une audience pour faire valoir les droits d’une population discriminée.

Contenu du tract du Collectif de soutien aux roumains d’Ivry :

Grâce à des luttes acharnées, les habitants, les membres des collectifs de soutien, et les forces progressistes de la villes soutenus par la municipalité et le conseil départemental, ont réussi à arracher des mesures de relogement e de suivi social pour 32 familles à Ivry.

Notre position « pas d’expulsion sans solutions » reste d’une brûlante actualité, de fait les expulsions ne sont jamais une solution, pour personne.

Que l’Etat ne veuille pas régler cette solution relève d’une volonté politique délibérée. celle de fabriquer des boucsémissaires pour faire oublier le chômages, les inégalités croissantes, les reculs sociaux et autres « Panama papers ».

En traitant les roms de manière indigne, il envoie aux autres citoyens un message d’une tragique antiquité : « c’est le pauvre, l’immigré, le marginal qui est la cause de souffrances et de vos frustrations. »

Les mises à l’abri en hôtel social ont montré leur inutilité. Coûteuses et indignes, véritables gâchis social, elle placent les familles dans des difficultés plus grandes encore que celles qu’elles connaissaient sur les bidonvilles.

Il faut d’urgence changer de politique sociale et mettre les moyens financiers dans des alternatives dignes pour les familles, moins coûteuses pour nos institutions :

aménagement de logements transitoires dans des bâtiments existants inutilisés (type ex-gendarmerie)

mise en place de structures simples, de type préfabriqués, sur des terrains destinés à une insertion progressive (type villages de l’espoir) ;

viabilisation temporaire de campements.

Associées nécessairement à un accompagnement social, effectué par des professionnels, ces solutions ont toutes fait leurs preuves.Mettons notre énergie à les mettre en oeuvre.

L’Etat cherche à créer de la colère entre roms, population et associations de soutien, pour diviser, organiser la guerre des pauvres. Il cherche à localiser, à se décharger sur les collectivités territoriales.

Même si ces dernières doivent prendre leur part, seul l’Etat a les moyens techniques et financiers d’impulser une politique d’accueil. Dans les cas récents des victimes d’inondations, l’Etat sait mettre en oeuvre une politique de solidarité à l’échelle du pays.

Mais pour les roms pas de solidarité de l’Etat !

A Villeneuve-le-Roi, à Créteil, à Athis-Mons, et ailleurs encore, les roms menacés par les inondations ont été purement et simplement jetés à la rue sans solution de mise à l’abri et leurs maigres affaires systématiquement détruites. Deux familles de l’ex-terrain Truillot, expulsées d’Athis-Mons où elles étaient hébergées, ont heureusement pu bénéficier de l’aide de la maire d’Ivry et de militants locaux pour se voir affecter un hôtel social à Chilly-Mazarin et s’y rendre.

L’Etat se veut nous disperser, unissions-nous.

Il veut se défausser de ses responsabilités sur les collectivités locales, ne le laissons pas faire.

Nous demandons audience à la ministre du logement pour faire valoir d’autres solutions de vie que l’expulsion et la rue.

Téléchargez le tract de l’appel au rassemblement du Collectif de soutien aux roumains d’Ivry
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Communiqué de presse inter-associatif de Marseille – EXPULSION EN PLEINE TRÊVE HIVERNALE : QUI FAIT QUOI ?

EXPULSION EN PLEINE TREVE HIVERNALE : QUI FAIT QUOI ?

Le vendredi 26 février 2016, à 10 heures, une cinquantaine de personnes ont été expulsées du 420 bd National suite à l’arrêté de péril prononcé dans la matinée par les services de sécurité de la ville de Marseille. Ceci en pleine trêve hivernale, et alors que ce lieu était occupé depuis plus d’un an et demi au vu et su de tout le monde.

Dans la précipitation, les associations alertées par les familles ont dû participer aux opérations de recensement afin de leur permettre d’obtenir une mise à l’abri temporaire à l’hôtel, et suppléer ainsi à la défaillance de coordination entre les services municipaux et la Préfecture.

Nous, Médecins du Monde, la Ligue des Droits de l’Homme, Rencontres Tsiganes, le CCFD Terre Solidaire, L’école au présent pouvons une fois ENCORE questionner cette politique qui ne s’apparente qu’à une politique du pire !

Que signifie « ARRETE DE PERIL IMMINENT » pour un site où vivaient des personnes depuis un an et demi ?

Que veut dire MISE A L’ABRI, pour 6 jours dans des hôtels inadaptés à la vie de famille et éloignés des lieux de travail, de scolarisation et de soins ?

QUI FAIT QUOI ? Comment ces opérations sont-elles coordonnées et organisées en amont entre les services de la ville de Marseille et la Préfecture pour garantir l’application de la circulaire d’août 2012 qui doit anticiper et accompagner ces expulsions d’une part et assurer in situ le respect des personnes d’autre part. Nous dénonçons l’instrumentalisation dont nous faisons l’objet et qui, de pourvoyeuses de services aux personnes en situation de grande précarité et vulnérabilité, nous amène à participer au TRI et RECENSEMENT des familles expulsées.

Les 48 personnes qui « habitaient » au 420 Bd National 13003 Marseille ce sont 12 familles et 4 hommes seuls, 13 femmes dont 4 femmes enceintes, 18 enfants de 2 à 18 ans (dont 11 scolarisés dans le quartier), et 2 adultes en formation.

– Où seront-elles jeudi 3 mars 2016 à J+6 de l’expulsion ?

– Pourquoi une telle maltraitance institutionnelle ?

– Qui va continuer à financer cette politique inutile et coûteuse qui n’offre aucune solution ?

JUSQU’A QUAND ?

En 2015 à Marseille 12 expulsions ont eu lieu, concernant 580 personnes

Contact Presse: Caroline Godard:
Tel 07 86 96 65 22
crd.rencontrestsiganes@gmail.com

cp-_expulsion_bd_national_26_02_2016.pdf
Voir le communiqué de presse
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Communiqué de presse 18.02.2016 – Bidonville de Wissous: l’évacuation signera l’arrêt net du processus d’intégration – Collectif Romeurope Antony-Wissous

18 février 2016

Bidonvilles de Wissous :
l’évacuation signera l’arrêt net du processus d’intégration
 

Déjà expulsées d’autres bidonvilles d’Ile de France, plus de 150 familles rroms et roumaines se sont installées à Wissous (Essonne) l’été dernier. Depuis, avec l’aide des bénévoles du collectif Romeurope Antony-Wissous, elles tentent de faire valoir leurs droits : scolarisation des enfants, domiciliation, accès aux soins…
Pourtant l’hostilité du maire de la commune ne leur a guère laissé de répit ; il leur a refusé : les transports scolaires, l’approvisionnement en eau, les sanitaires, la collecte des déchets – ce qui ne l’empêchera pas d’invoquer l’insalubrité des terrains pour prendre un arrêté d’expulsion en octobre dernier.
La domiciliation, clé de l’insertion car elle permet l’accès aux droits (santé, travail), leur a aussi été refusée par le maire de Wissous, président du Centre communal d’action sociale. C’est pourtant une obligation légale.
En dépit de toutes ces difficultés, plus de trente enfants ont été scolarisés, dans les écoles maternelle et élémentaire de Wissous et les collèges à Massy.
Pour eux, pas de car de ramassage ! Qu’à cela ne tienne, depuis la rentrée des classes, chaque jour une quinzaine de trajets (dans les véhicules particuliers des bénévoles) ont été réalisés pour les transporter.
Au sein de leurs établissements, ils ont fait d’énormes progrès, notamment dans la maîtrise de la langue française. Ils ont une vie qui, pour partie, ressemble à celle de tous les enfants de France.
La relative stabilité des familles depuis 6 mois a aussi rendu possible la mise en route de traitements médicaux et bucco-dentaires, l’inscription dans les missions locales pour la formation et l’emploi, l’apprentissage du français.
Pourtant, en accordant au maire de Wissous le concours de la force publique pour une évacuation que l’on dit imminente, le préfet de l’Essonne et la sous-préfète de Palaiseau ont pris la responsabilité d’un terrible gâchis : la scolarisation des enfants sera interrompue voire définitivement arrêtée.
Les disperser loin de Wissous stoppera net et peut-être de façon irrémédiable tous les efforts d’intégration. Pourquoi les expulser en plein hiver, prendre le risque de les condamner à la rue ?
Nous demandons :
– que tous ces enfants puissent sereinement finir l’année scolaire dans leur classe, avec leurs camarades, leurs professeurs, au sein des établissements dans lesquels ils ont, parfois difficilement mais sûrement, pris leur place.
– que soit prise en compte la solution consistant, à court terme, à viabiliser les terrains sur lesquels les familles sont actuellement installées.
– pour le moyen terme, que le projet de village d’insertion auquel travaillent le collectif et l’association Intermèdes Robinson, soit examiné avec toute l’attention requise par les services compétents.
– la prise en compte des six propositions de la charte élaborée par des maires d’Ile de France.
Nous attendons de l’Etat français et des collectivités territoriales qu’ils respectent et fassent respecter les droits fondamentaux des personnes vivant sur le territoire national.

Le 18 février 2016
Le collectif Romeurope Antony-Wissous
Contacts :
Marie Larger – 07 81 20 28 11 rufat.larger@wanadoo.fr
Annie-Laure Hagel – 06 83 82 65 81 annielaurehagel@yahoo.fr

Le communiqué de presse: cp_17_2_2016_collectif_romeurope__wissous.pdf

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