Retour sur les faits

Dans la nuit de dimanche à lundi 14 janvier 2019, un incendie s’est déclaré dans un hangar habité depuis deux ans par une cinquantaine de familles (soit environ 300 personnes) à Bondoufle (91). Les adultes et nombreux enfants qui y vivaient ont été contraintes d’abandonner sur place leurs affaires pour se mettre hors de danger, ce qui a permis d’éviter le pire : l’incendie n’a pas fait de victime.

A l’arrivée des pompiers, les flammes avaient déjà ravagé la moitié du bâtiment et englouti vêtements, documents et effets personnels des habitant.e.s.

En l’absence de solution de mise à l’abri ou d’hébergement pour ces personnes sinistrées, les familles se sont dispersées. Celles qui le pouvaient ont rejoint des connaissances dans d’autres squats ou bidonvilles de la région, tandis qu’une partie d’entre elle a atterri à la Gare de Lyon, visiblement sur demande des policiers présents sur les lieux du sinistre.  A leur arrivée, elles ont été interceptées par la police de la gare, qui a relevé l’identité des personnes qui l’acceptaient.

Les services de la gare se sont assurés qu’aucune situation préoccupante sur le plan médical, notamment suite à l’incendie, ne nécessitait l’intervention des secours. Il n’y a pas eu de proposition de mise à l’abri ou d’hébergement, car les personnes sont des demandeurs d’asile ayant déjà refusé par le passé une proposition d’hébergement. Elles sont donc progressivement reparties vers l’Essonne. 

Accompagnées par l’association Intermèdes Robinson, les familles lancent un appel aux dons pour permettre de répondre aux besoins urgents, en particulier des vêtements et des couvertures

Une cagnotte Leetchi permet de récolter les dons :  https://www.leetchi.com/fr/Cagnotte/47194011/9fbaca31

Les dons peuvent également être apportés du lundi au samedi jusqu’à 19h au siège de l’association :

Centre social Intermèdes-Robinson

12 avenue Mazarin à Chilly Mazarin

Témoignage de Nicolae Oita, habitant sinistré et salarié d’Intermèdes Robinson

14 janvier 2019

” Hier nuit vers 23h00 une masse de fumée couvrait le ciel au dessous du squat de Bondoufle et les familles très agitées ont quitté avec ce qu’elles ont pu sauver dans ce cas là (rien ou presque rien), et sont sorties pour s’éloigner des flammes qui s’étendaient très vite en attente des secours.

J’ai prévenu les secours plusieurs fois de l’incendie mais j’ai n’ai pas eu pour autant gain de confiance de leur part et après plusieurs tentatives ont enfin envoyé les secours. A l’arrivée des secours la moitié du squat était en feu, en sachant que leur caserne n’est pas si loin de l’endroit où se trouvent le squat. Enfin les enfants les familles ont tout perdu dans l’incendie, nous inclus c’est à dire que on a plus rien pu sauver et la plupart d’entre eux sont sans habits et sans documents. A part nos papiers et celles des enfants nous n’avons plus rien, malheureusement.

Les familles sont éparpillés un peu partout, certains dans les gares RER ou BUS, d’autres ont trouvé refuge sur le bidonvilles de Bretigny ou chez leurs amis.
Nous avons besoin de dons de tout sorte pour les familles”.