AGIR !

Comment lutter contre la situation révoltante des personnes vivant en bidonville, en squat ou à la rue ?

Comment aider les Roms à lutter contre les discriminations qu’ils subissent ?

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A partir d’une initiative individuelle

Comment passer de témoin à acteur engagé ?

Se placer dans une optique d’empowerment : faire avec les personnes et non pas seulement pour, viser à renforcer leur pouvoir d’action.

  • Discuter, se parler, échanger
  • Se renseigner auprès des structures de solidarité et médico-sociale. Se faire le relais et orienter autant que possible les personnes vers le droit commun, comme pour n’importe quel autre public en grande difficulté
  • Sensibiliser autour de soi contre le racisme anti-roms, lutter contre les préjugés et les discriminations, aider les personnes concernées à saisir le Défenseur des droits lorsqu’une discrimination est constatée, signaler ici et ici les propos racistes devenus très anodins sur internet

Limites de l’action individuelle : Si l’aide individuelle « s’impose » à nous en tant que citoyen-n-e face à une situation de précarité et d’urgence, il est important de garder un horizon collectif pour prendre part à un combat plus large dans le temps et l’espace, qui permet de dépasser les situations individuelles et d’obtenir des solutions plus globales.

A partir du CNDH Romeurope

Quelles ressources tirer du CNDH Romeurope ?

  • Inscrire sa mobilisation dans une association ou un collectif déjà existants. Bénéficier ainsi de l’expérience, des compétences, du soutien des militants et professionnels. Voir la carte des membres en France : http://www.romeurope.org/membres/
  • S’informer via différents supports : s’abonner à notre page Facebook / nous suivre sur Twitter / s’inscrire en bas de cette page pour recevoir notre newsletter et recevoir ainsi des informations sur la situation des personnes vivant en bidonville, en squat ou à la rue, originaires d’Europe de l’Est
  • Intégrer les mobilisations en cours : signer des pétitions, répondre aux appels à rassemblements et manifestations. Jeter un œil à nos actualités ou à nos actions pour voir quelles luttes sont en cours
  • Se saisir des outils pratiques disponibles dans chaque rubrique thématique du site du CNDH Romeurope et des ressources pédagogiques

Créer et animer un collectif de soutien

En quoi créer un collectif de soutien peut faire progresser la situation des personnes concernées ?

Les collectifs sont utiles lorsqu’il s’agit de cerner une question, de résoudre un problème complexe et de susciter la participation des membres d’un groupe. Ils sont surtout un appui pour s’organiser de manière harmonieuse entre intervenants et personnes vivant en bidonvilles et squats.

Ces soutiens favorisent aussi l’action des personnes vivant en habitat précaire elles-mêmes pour qu’elles puissent être le plus autonome possible. Il est primordial d’intégrer les personnes dans les actions des collectifs, de les faire participer aux réunions et aux prises de décisions les concernant. A terme, elles doivent pouvoir prendre le relai et s’approprier les actions visant à faire respecter leurs droits. Les réunions des collectifs  sont aussi des temps d’échange et d’analyse des pratiques.

Souvent ces collectifs font avancer la situation de ces familles alors que les pouvoirs publics les laissent à l’abandon voire en danger.

Une manifestation organisée par le Collectif Solidarité Rroms Saint-Etienne

Les actions des collectifs de soutiens s’organisent selon plusieurs axes :

  • Aide pour l’organisation et les besoins du quotidien, nourriture, vêtements, santé, hygiène…En partenariat avec les institutions et acteurs de la société civile pertinents
  • Accompagnement dans les démarches administratives : domiciliation (CCAS, CIAS, associations agréées), demande de logement ou d’hébergement selon des procédures de droit existantes (115, demande de logement social, procédures DALO), demande d’ouverture de prestations sociales (AME, assurance maladie, ASE, CAF…), scolarisation, etc.
  • Organisation de temps de formation des personnes (alphabétisation, aide aux devoirs, réunions d’organisation des combats pour le respect de leurs droits)
  • Recherche de partenaires avec parfois la sollicitation de l’Etat, des collectivités locales, des services publics, pour faire avancer des projets d’insertion, des aménagements éventuels sur les terrains (évacuation des ordures ménagères, eau, courant électrique, sanitaires, locaux,…), de la scolarisation (lutte contre les obstacles,…)
  • Réponse à des situations d’urgence : soutien juridique lors des expulsions des lieux de vie sans proposition de solution alternative, de la notification d’obligations de quitter le territoire (OQTF) etc, recherche de solutions de relogement/hébergement
  • Actions dans le cadre du Collectif National des Droits de l’Homme Romeurope, au niveau régional, national, européen
  • Organisation d’événements politiques et festifs (manifestations, journées, repas, fêtes de quartiers) sur les lieux de vie avec les personnes

Au début, le collectif de soutien s’organise souvent dans le but de répondre aux demandes urgentes des familles en situation de précarité. Cette étape est nécessaire. Mais il devient vite important d’agir politiquement, vis à vis de la population et des élus.

Le collectif de soutien ne peut tout prendre en charge, il est important de ne pas rester isolé mais de créer du lien avec le plus grand nombre d’acteurs sur le terrain : associations, organisations politiques, syndicats, élus, voisinage…

Il joue alors un rôle d’intermédiaire et passe le relais à différentes structures, selon leur domaine de compétence :

  • Les associations humanitaires et caritatives (Médecins du Monde, Emmaüs, Secours populaire, Secours Catholique, ATD Quart Monde…)
  • Les structures sociales (ASE, CCAS)
  • Les structures de soins (hôpitaux, PMI, médecins de ville)
  • Les acteurs de l’Education Nationale au niveau local
  • Les associations (ex : Hors la rue) et structures institutionnelles (ex : ASE, Défenseur des enfants), de protection de l’enfance
  • Les associations d’assistance juridique aux étrangers (ex : Gisti, La Cimade)
  • Les structures de dénonciations des discriminations, en France et en Europe (ex : Défenseur des droits)
      etc.

La lutte pour les droits des personnes d’Europe de l’Est vivant en habitat précaire, Roms et non Roms, rejoint celle d’autres étrangers ou de certains français sur certains sujets : le droit au séjour, la scolarisation, le logement, l’emploi…. Des actions communes doivent être menées avec d’autres réseaux militants : RESF, UCIJ, DAL….

Rentrée scolaire à Choisy le Roi

Quels enseignements utiles issus de l’expérience de militants membres de collectifs de soutien ?

  • Chercher sans découragement à établir, renouveler le dialogue en modifiant les rapports de force avec les institutions et les collectivités
  • Donner une forte visibilité publique, médiatiser les actions
  • Mettre en place des entraides juridiques pour des situations analogues (destruction des bidonvilles et autres biens, expulsion de terrains, éloignements du territoire)
  • Informer et rechercher la sympathie ou au moins la neutralité bienveillante des riverains, des habitants qui peuvent parfois rejeter les nouveaux arrivés
  • Avoir en tête des projets qui vont plus loin que l’urgence
  • Etablir constamment des liens entre les collectifs de soutien et plus généralement les structures militantes autour des personnes vivant en bidonville
  • Echanger des expériences de prise en charge par les personnes elles-mêmes de leurs actions et luttes
  • Favoriser les outils d’échanges (rencontres, réseaux sociaux, emails…)

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Outils pratiques

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Rédaction des statuts de l’association :

Affirmation de solidarité :

Charte éthique et maraude :

“Petit guide pour aller à la rencontre des sans-abris”

Mieux connaître les adresses-ressources :

 

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Ressources pédagogiques

EN CHANTIER