Le 14 octobre 2016, le Collectif Lyonnais pour l’accès à la scolarisation et le soutien aux enfants des squats (CLASSES) en partenariat avec l’Ecole santé social du Sud-Est a organisé un colloque autour de la question “Sortir du bidonville: comment trouver sa place?”

A cette occasion, étaient réunis les différents acteurs concernés par cette question: éducateurs, associatifs, travailleurs sociaux, élus, enseignants, bénévoles, habitant-e-s et ancien-ne-s habitant-e-s de bidonvilles et squats de l’agglomération lyonnaise. L’objectif était de dégager ensemble des pistes de travail sur l’accompagnement des familles qui vivent dans des conditions d’extrême pauvreté et sur la prise en charge des jeunes non-scolarisés.

4 axes ont été privilégiés :

  • Les parcours réussis et l’identification des principaux facteurs qui ont joué dans ces parcours. Pour ce faire, Louis Bourgois s’est appuyé sur l’étude “Du bidonville à la ville” de l’association Trajectoires menée auprès de 50 ménages;
  • L’identification des principaux freins à la scolarisation et à la formation des jeunes entre 12 et 18 ans en s’appuyant sur l’étude du CDERE sur la scolarisation des adolescent-e-s vivant en bidonvilles et squats;
  • La mise en lumière des risques et dangers pesant sur ces jeunes en matière d’exploitation et de traite à travers l’intervention de Guillaume Lardanchet, directeur de l’association Hors la rue sur leurs actions en matière de protection auprès des jeunes en danger en région parisienne.
  • La façon dont les personnes concernées – habitants de squats et bidonvilles – perçoivent les dispositifs et les acteurs en présence et analysent les freins et facilitateurs à l’insertion.

Dans les actes du colloque, vous trouverez toutes ces interventions ainsi que la synthèse de la table ronde qui réunissait des personnes concernées qui reviennent sur leurs propres parcours à travers les thématiques de l’emploi, de la scolarisation et d’insertion. Cette table ronde a abouti à 10 pistes de réflexion et d’actions concrètes portant sur: la formation des enseignants, les liens familles/école et notamment la médiation, la protection de l’enfance et les ados (l’ouverture d’un lieu d’accueil pour les enfants déscolarisés, avec apprentissage du français et des actions d’insertion professionnelle).